Jean-Michel Blanquer lance son "Laboratoire de la République", destiné à remporté la "bataille des idées"

ER avec AFP
Publié le 14 octobre 2021 à 6h25
L'estimation du ministère apparaît légèrement trop élevée.

L'estimation du ministère apparaît légèrement trop élevée.

Source : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

POINT - Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a lancé mercredi 13 octobre un "Laboratoire de la République", un groupe de réflexion défendant notamment "l'humanisme et l'universalisme" face au "wokisme".

Un "Laboratoire de la République", destiné à remporter "la bataille des idées" en défendant notamment "l'humanisme et l'universalisme" face au "wokisme" : c'est le nouveau projet du ministre de l'Éducation nationale. "La République n'est pas une incantation" mais "une boussole et aussi une ancre", a plaidé Jean-Michel Blanquer devant les 200 personnes réunies à la Maison de l'Amérique latine à Paris, à l'occasion du lancement du Think Tank. 

Le cercle de réflexion de M. Blanquer, dont la secrétaire générale est l'eurodéputée Ilana Cicurel, planchera sur quatre axes, définissant dans la Constitution la République comme "indivisible, laïque, démocratique et sociale". "Nous devons regarder comment cela débouche sur des politiques publiques du XXIe siècle", a expliqué le ministre, qui compte ainsi nourrir la campagne présidentielle.

Ne pas se laisser décrire comme "vieux et franchouillard"

Inauguré un an après l'assassinat par un islamiste de l'enseignant Samuel Paty le 16 octobre 2000, ce think tank doit "d'abord s'adresser à la jeunesse", a poursuivi M. Blanquer. Devant plusieurs ministres et parlementaires, mais aussi des intellectuels comme la philosophe Élisabeth Badinter et l'écrivaine et actrice Rachel Khan, il est monté à l'offensive contre le "wokisme", ce mouvement se revendiquant progressiste et conscient des oppressions vécues par les minorités.

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Défendant une "vision gramscienne", selon laquelle "il ne peut y avoir de victoire politique que si la bataille des idées est gagnée", M. Blanquer a étrillé cette "pensée de la fragmentation" contraire à l'idéal républicain, qui selon lui s'insinue dans plusieurs champs. "Le champ académique", d'abord, "qui a eu à subir les avancées du wokisme, de la cancel culture", et le domaine médiatique, "médias classiques comme réseaux sociaux" où se développe "une certaine agressivité", et les mondes culturel et politique.

"Ne nous laissons pas décrire comme vieux et franchouillard", a martelé le ministre. "Il y a une attractivité du modèle républicain. L'humanisme et l'universalisme ne sont pas des valeurs à mettre au rebut de l'histoire", a-t-il ajouté.


ER avec AFP

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