Le groupe communiste à l'Assemblée nationale a fait adopter une résolution demandant au gouvernement de soumettre au vote le traité du Ceta.
Non contraignante, cette résolution met la pression sur l'exécutif qui repousse un vote à l'hémicycle.
Combattu par la gauche, LR et le RN, le texte a déjà été rejeté par le Sénat en mars.

L'exécutif va-t-il pouvoir repousser le vote du texte plus longtemps ? Le groupe communiste à l'Assemblée nationale a fait adopter ce jeudi 30 mai une résolution demandant au gouvernement de lui soumettre le traité de libre-échange Ceta conclu entre l'Union européenne et le Canada, mais combattu par la gauche, LR et le RN.

Une résolution symbolique

La résolution a été adoptée par 151 voix contre quatre, grâce à une coalition de la gauche, de LR et du RN, pendant que le camp présidentiel s'abstenait. Si la résolution n'a aucune valeur contraignante, elle accentue un peu plus la pression sur l'exécutif, qui refuse pour l'instant de transmettre le projet de loi de ratification, notamment après le rejet de ce texte par le Sénat, en mars dernier.

Adopté en 2017 à l'échelle européenne, cet accord de libre-échange est déjà provisoirement en vigueur en France. Mais depuis,  le texte de ratification végète dans la navette parlementaire. À dix jours des élections européennes, le sujet est "instrumentalisé" de façon "électoraliste", a accusé le ministre délégué au Commerce extérieur, Franck Riester, dans l'hémicycle.


A. Lo. avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info