"Tu vas la fermer" : une éventuelle sanction du député étudiée en décembre

Publié le 25 novembre 2022 à 19h02
JT Perso

Source : TF1 Info

Le groupe Renaissance envisageait de réclamer des sanctions à l'encontre du député LIOT Olivier Serva, qui a invectivé jeudi un député du groupe majoritaire lors d'un débat sur les soignants non-vaccinés.
Il a finalement décidé de s'en remettre à la décision du Bureau de l'Assemblée nationale, qui se réunira le 7 décembre prochain.

Le député Olivier Serva sera-t-il sanctionné ? Le groupe Renaissance a décidé de s'en remettre à la décision du Bureau de l'Assemblée nationale, chargée de statuer sur les sanctions disciplinaires, qui se réunira le 7 décembre prochain. "Nous ne banalisons pas" mais "dans une volonté d'apaisement, nous considérons que c'est au bureau de l'Assemblée de se prononcer" sur les propos du député de Guadeloupe du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT), a indiqué le groupe majoritaire. Dans un premier temps, la patronne du groupe Aurore Bergé avait prévu de demander une sanction contre Olivier Serva mardi prochain, lors d'une réunion de la conférence des présidents de l'Assemblée.

Jeudi soir lors de l'étude d'un texte sur la réintégration des soignants non-vaccinés, les débats se sont envenimés à l'Assemblée nationale. Avec le soutien de députés LR et RN, la proposition LFI semblait pouvoir être adoptée. Mais à coups de suspensions de séances et d'amendements, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote, déclenchant la colère des oppositions et des élus ultra-marins. "Tu vas la fermer!", a lancé Olivier Serva à l'adresse de députés Renaissance qui l'interpellaient pendant son intervention. 

Vous salissez la démocratie avec vos bassesses."

Olivier Serva

Le député ultramarin, qui avait été élu en 2017 sous l'étiquette LaREM avant de quitter le camp présidentiel, avait dénoncé des "subterfuges petits" pour ralentir les débats. "Vous salissez la démocratie avec vos bassesses, vous êtes minoritaires, acceptez-le", avait lancé Olivier Serva. Les invectives entre la majorité et le petit groupe centriste ne sont pas courantes.

Il était aussi question qu'Aurore Bergé demande mardi une sanction envers Sophia Chikirou (LFI), qui a eu de vifs échanges hors micro avec Denis Masséglia (Renaissance). L'un comme l'autre s'accusent d'insultes voire de menaces, a appris l'AFP auprès de chaque camp. Denis Masséglia "m'a dit 'ferme ta gueule' depuis son banc" mais "je ne l’ai ni menacé ni invité 'à sortir'", a affirmé sur Twitter Sophia Chikirou. "En aucun cas je ne me serais permis de tenir de tels propos", récuse de son côté Denis Masséglia.

Lire aussi

Le règlement de l'Assemblée prévoit des sanctions disciplinaires en cas de manifestations troublant l'ordre ou bien d'"injures, provocations ou menaces". Les sanctions vont du rappel à l'ordre à la censure avec exclusion temporaire.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info