"Uber files" : révélations sur les pratiques de lobbying du géant des VTC

"Uber Files" : "J'aimerais savoir qui nous gouverne", s'inquiète Olivier Faure sur LCI

Annick Berger
Publié le 12 juillet 2022 à 11h08
JT Perso

Source : TF1 Info

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, était l'invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI, ce mardi.
Il est revenu sur les révélations autour des liens entre Emmanuel Macron et l'entreprise Uber.
Il a également assuré que la Nupes allait demander une commission d'enquête.

Les révélations ont fait l'effet d'une bombe. Dimanche, la presse a en effet dévoilé des échanges privilégiés entre Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie entre 2014 et 2016, et la société Uber. Depuis, les oppositions somment le président de s'expliquer sur cette affaire désormais appelée les "Uber files". Interrogé sur LCI mardi matin, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a ainsi affirmé que la Nupes et le Parti socialiste allaient "demander une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire". 

Celui qui est également député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne a fustigé un "ministre qui, en douce, en cachette, a bâti un deal avec une entreprise qui, tout le monde le sait aujourd'hui, est l'entreprise qui a été le cheval de Troie d'une destruction d'une part de notre code du Travail". Une affaire que le Premier secrétaire du PS a qualifiée "d'inquiétante". "Moi, ce que j'aimerais savoir, la question centrale en France, est de savoir qui nous gouverne", s'est-il interrogé. 

"Qui nous gouverne ?"

Olivier Faure est même allé plus loin. "Est-ce que c'est Uber, est-ce que c'est McKinsey, est-ce que c'est Cap Gemini, qui nous gouverne ?", a-t-il martelé avant de rappeler : "Je veux comprendre quels sont les intérêts qui sont là car Uber, ce n'est pas une entreprise philanthropique". Face à l'argument selon lequel l'implantation de la société américaine en France a permis de créer de l'emploi, le député de Seine-et-Marne a estimé qu'au "nom de la création de l'emploi, on peut tout défendre, on pourrait aussi défendre le fait qu'il y a des endroits dans le monde où les enfants sont exploités, mais les familles peuvent vivre grâce aux enfants qui travaillent. Mais malheureusement, ce n'est pas la conception que je me fais du travail". 

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Les "Uber Files" reposent sur des milliers de documents internes à Uber adressés par une source anonyme au quotidien britannique The Guardian et transmis au Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et à 42 médias partenaires. Dans ce cadre, Le Monde s'est intéressé aux liens entre la société américaine et Emmanuel Macron à l'époque où il était ministre de l'Économie (2014-2016). Le journal conclut à l'existence d'un "deal" secret entre Uber et Emmanuel Macron à Bercy. 


Annick Berger

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