Après les élections législatives, une France ingouvernable ?

Un remaniement "dans les prochaines heures", selon Aurore Bergé

Felicia Sideris
Publié le 3 juillet 2022 à 13h56
JT Perso

Source : Le Grand Jury

Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Aurore Bergé a indiqué dimanche qu'un remaniement aurait lieu "dans les prochaines heures".
La députée de la majorité présidentielle a également évoqué le casting à venir.

Départ de ministres, nouveaux postes et sortie de Damien Abad. Longuement interrogée sur le remaniement à venir, Aurore Bergé a gardé le mystère. Invitée sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la députée des Yvelines a tout de même fini par confirmer une information : selon elle, le remaniement aura lieu "dans les prochaines heures". 

Plusieurs sources avaient indiqué précédemment que le gouvernement remanié pourrait être annoncé entre lundi et mardi. Dans tous les cas, l'annonce doit intervenir avant mercredi, jour où Elisabeth Borne doit prononcer son discours de politique générale devant les deux chambres du Parlement. 

"Pas d'opposants" dans le gouvernement

Ce remaniement ira-t-il au-delà des seuls remplacements des ministres battus ou qui ont quitté leur poste ?  La cheffe des députés de la majorité présidentielle a préféré éluder la question, soulignant plutôt ce qu'elle considère comme les missions à venir de l'exécutif. "Ce qui est important, c'est qu'on ait une équipe qui soit là pour répondre aux préoccupations des Français", a-t-elle rétorqué. Quant à savoir à qui incombera cette lourde tâche, peu importe le casting, tant qu'il s'agit d'un "collectif qui est formé, installé pour durer", a estimé la députée. 

Ceci dit, la députée des Yvelines a précisé qu'il n'y aura "pas d'opposants" au gouvernement. Sur le plateau, l'élue venue des rangs Républicains a dit ne "pas croire" en une potentielle coalition au gouvernement, et ce, pour deux raisons. Tout d'abord "parce que l'opposition ne le souhaite pas". Si elle salue les tractations entre la Première ministre et les chefs des groupes de l'opposition - décrite comme une "nécessité absolue" pour trouver "des compromis" - la présidente des députés Renaissance a décrit des oppositions "très figées" sur ce qu'elles ont "porté pendant leur propre campagne". Par ailleurs, elle estime que seuls entreront au gouvernement "celles et ceux qui partagent un projet politique" avec Emmanuel Macron et la "feuille de route choisie par les Français".

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Malgré la volonté de la députée de ne pas trop en dire, elle a toutefois sous-entendu qu'elle souhaitait le départ d'au moins un ministre. Interrogée à plusieurs reprises sur l'avenir de Damien Abad dans le gouvernement, la présidente des députés de la majorité présidentielle a d'abord martelé que la Première ministre "prendra la bonne décision"... Avant de concéder qu'elle ne le voyait pas rester dans ses fonctions. À ses yeux, l'ouverture d’une enquête contre le ministre des Solidarités l'empêcherait en effet d'être au travail. 

A contrario, elle a partagé sa volonté de voir Pap Ndiaye rester au gouvernement. Le ministre de l'Éducation nationale est pourtant accusé par une partie de la droite d'être "l'importateur officiel du wokisme", pour reprendre l'expression utilisée par Laurent Jacobelli (RN) qui faisait face à Aurore Bergé en deuxième partie d'émission. 

Face aux critiques du député de Moselle, l'élue de la majorité présidentielle a préféré apporter son soutien au ministre, disant ne pas voir "une seule raison" pour qu'il quitte l'exécutif. Au contraire. "Nous avons besoin d'un ministère stable et qui avance sur la réussite de nos enfants."


Felicia Sideris

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