VIDÉO - À l'Assemblée, la première prise de parole d'Adrien Quatennens provoque une bronca

Publié le 7 février 2023 à 23h42, mis à jour le 8 février 2023 à 7h11

Source : TF1 Info

Condamné pour des violences conjugales, Adrien Quatennens a fait son retour ces dernières semaines à l'Assemblée nationale.
Ce mardi, il a pris la parole pour la première fois dans l'hémicycle au sujet de la réforme des retraites.
Des huées et des applaudissements ont accompagné son propos, après une brève suspension de séance.

Les débats autour de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale sont musclés, ils ont encore pris une nouvelle ampleur ce mardi. Depuis plusieurs heures, les députés examinent l'article 1er, visant à supprimer certains régimes spéciaux. De nombreux amendements ont été déposés, en partie par les élus de la Nupes. Dans l'hémicycle, les députés ont, un à un, défendu leur amendement dans un calme relatif, jusqu'à l'intervention d'Adrien Quatennens.

Le député élu sous l'étiquette de La France insoumise, de retour à l'Assemblée nationale après sa condamnation pour violences conjugales et qui siège parmi les non-inscrits, s'apprêtait à prendre la parole pour la première fois afin de défendre un amendement de suppression. Alors que le vice-président Sébastien Chenu (RN) venait de lui accorder la parole, tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Des applaudissements nourris et des huées sont tombés des travées de l'hémicycle.

Des applaudissements "scandaleux", dénonce la majorité

Le groupe Renaissance s'est ainsi insurgé que les députés insoumis applaudissent Adrien Quatennens. "Quand un de (vos) collègues, qui a été condamné pour avoir frappé son épouse, prend la parole sur un amendement, vous restez stoïque", a fustigé le député de la majorité, Pierre Cazeneuve. "Pire que cela, vous l'applaudissez. Où on est ? C'est scandaleux, c'est une honte !" Sur demande du camp présidentiel, la séance a finalement été suspendue.

Après quelques minutes, les débats ont repris. "Aucune peine d'inéligibilité n'a été prononcée à l'égard de Monsieur Quatennens, il faut que nous la respections tous ici", a lancé Emmanuelle Ménard (non-inscrite) à l'adresse de ses collègues. Adrien Quatennens a finalement pu s'exprimer. Durant son propos, il n'a évoqué que la réforme des retraites - reprenant le discours d'Emmanuel Macron en 2019 - et défendu l'intérêt des régimes spéciaux. Quelques applaudissements ont été entendus à la fin de sa prise de parole.

La séance a ensuite pu se poursuivre normalement. L'ensemble des amendements visant à supprimer l'article 1er ont été rejetés par une majorité de députés, conformément à l'avis du gouvernement.


Idèr NABILI

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