VIDÉO - Ses enfants sont dans le privé : nouvelle ministre de l'Éducation, Amélie Oudéa-Castéra défend son choix

par I.N
Publié le 12 janvier 2024 à 18h22, mis à jour le 18 janvier 2024 à 17h46

Source : TF1 Info

Mediapart a révélé que les enfants d'Amélie Oudéa-Castéra étaient scolarisés dans l'établissement privé catholique parisien Stanislas, taxé de promouvoir des positions ultra-conservatrices.
Un choix justifié ce vendredi par la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, qui dénonce des "attaques personnelles" et défend "un choix de proximité".

Un premier déplacement marqué par une polémique. Alors qu'elle accompagnait le chef du gouvernement Gabriel Attal au cours d'une visite dans un collège des Yvelines ce vendredi, la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, a été interrogée sur la scolarisation de ses enfants.

D'après Mediapart, les enfants de la ministre seraient scolarisés au sein de l'établissement catholique Stanislas, dans le 6ᵉ arrondissements de Paris. Selon la même source, les professeurs y compareraient l'avortement à un meurtre et seraient hostiles à l'homosexualité.

La République travaille avec tout le monde
Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et des JO

Un "procès d'intention", a fustigé celle qui a fait son entrée au gouvernement en 2022, et qui voit son portefeuille élargi. Des "attaques personnelles" auxquelles Amélie Oudéa-Castéra a tout de même souhaité répondre. "Je vais vous dire pourquoi nous avons scolarisé nos enfants à Stanislas, je vais vous raconter brièvement cette histoire", a-t-elle lancé aux côtés de Gabriel Attal. "Celle de notre aîné, Vincent, qui a commencé comme sa maman à l'école publique. Puis la frustration de ses parents, mon mari et moi, qui avons vu des paquets d'heures qui n'étaient pas sérieusement remplacées. À un moment, nous en avons eu marre."

Elle affirme avoir choisi l'école de ses enfants uniquement en fonction de sa localisation. "On habitait rue Stanislas, scolariser nos enfants à Stanislas était un choix de proximité", s'est-elle défendue. "Depuis, de manière continue, nous nous assurons que nos enfants sont non seulement bien formés, avec de l'exigence de maîtrise des savoirs fondamentaux, qu'ils sont épanouis, qu'ils ont des amis, qu'ils sont bien, qu'ils se sentent en sécurité. En confiance. C'est le cas de mes trois petits garçons qui sont là-bas."

"Avant de stigmatiser les choix des parents d'élèves, il est important de rappeler que l'école, c'est celle de la République et que la République travaille avec tout le monde", a conclu la ministre. En tant que ministre de l'Éducation, les professeurs non remplacés seront d'ailleurs l'un de ses principaux chantiers.

Loin d'éteindre la polémique, les explications de la ministre l'ont attisée en suscitant de nombreuses critiques, venant de la gauche, mais aussi des principaux syndicats enseignants. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a évoqué sur X "des propos lunaires et provocateurs, contre le service public d'éducation et ses personnels",  quand la CGT Educ'action fustigeait une "lamentable et indigne prise de parole de la nouvelle ministre". "Si les remplacements n’étaient pas assurés à Littré, c'est parce qu’il y a eu des milliers de postes de remplaçants supprimés", a embrayé Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire).

"Il n’y a qu’une seule école, l’école qui forge des citoyens et fait des républicains. Celle dont je suis issue et que je défendrai à chaque instant", a réagi sur X la nouvelle ministre en fin de soirée, promettant que "tous ensemble, nous continuerons de faire en sorte qu’il y ait moins d’absences non remplacées de professeurs.


I.N

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