L'Assemblée nationale a adopté, ce mardi 10 janvier, en première lecture, le projet de loi dédié aux énergies renouvelables, avec le soutien des députés socialistes.
Un vote retardé par une panne technique du système de vote électronique.
Les élus ont dû s'en remettre à une méthode qui paraissait disparue.

Dans la confusion, les élus ont dû se rabattre sur une méthode traditionnelle pour mener à bien le processus démocratique. L'Assemblée nationale a adopté, ce mardi 10 janvier, en première lecture, le projet de loi dédié aux énergies renouvelables, avec le soutien des députés socialistes, après une panne technique du système de vote électronique qui a retardé le scrutin.

C'est donc muni de bulletins papiers que les députés ont soutenu le texte, qui vise à rattraper le retard de la France en matière d'énergies renouvelables, par 286 voix contre 238, après le feu vert du Sénat début novembre. Députés et sénateurs tenteront de s'accorder sur un texte de compromis le 24 janvier, en vue d'une adoption définitive.

"C'est le bordel, je n'ai jamais vu ça en trente ans",

Dans l'hémicycle, Yaël Braun-Pivet a tout d'abord annoncé une adoption du texte sur les énergies renouvelables par 260 voix contre 213, mais plusieurs députés ont dénoncé un problème technique lié au vote électronique, avant que la présidente ne suspende la séance et décide de passer au scrutin papier. Celui-ci a démarré à partir de 19 h 30 dans les salons jouxtant l'hémicycle et le résultat a été donné deux heures plus tard, à 21 h 30. Des bulletins nominatifs ont été installés sur une table, avec une "demi-heure de queue" pour parvenir à trouver son nom, en feuilletant, "un vrai scandale", a pesté le LR Hubert Brigand. "C'est le bordel, je n'ai jamais vu ça en trente ans", a souri le vieux routier Charles de Courson, du groupe indépendant Liot. 

Ce projet de loi vise à réduire les délais d'installation et rattraper le net retard de la France en matière d'énergies renouvelables. Parmi les principaux débats : le sujet sensible de l'aval des maires avant d'implanter éoliennes terrestres et panneaux solaires. Dans la lignée d'un compromis trouvé au Sénat, l'Assemblée a validé un dispositif de planification, avec des zones "d'accélération" prioritaires pour installer les renouvelables, sous réserve de l'approbation des communes. La mesure crispe la gauche et des ONG comme Greenpeace qui déplore "un point noir majeur qui va encore plus freiner le développement de l'éolien terrestre en France". WWF redoute aussi une forme "d'usine à gaz".


S.M avec AFP

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