VIDÉO - Louis Boyard sanctionné pour avoir qualifié Yaël Braun-Pivet d'"agent de l'Élysée"

par J.F.
Publié le 13 juin 2023 à 12h05

Source : TF1 Info

Lundi au cours du débat sur la 17e motion de censure déposée contre le gouvernement, le député LFI Louis Boyard a écopé d'un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal.
Interrompant le discours de la Première ministre, il a qualifié la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet d'"agent de l'Elysée".

"Je vous prie de vous taire et de respecter cette Assemblée et la Première ministre." Lundi, lors de la discussion de la 17e motion de censure déposée par la Nupes contre le gouvernement, le député LFI Louis Boyard est sorti de ses gonds. 

Alors que la Première ministre avait la parole, il l'a coupée pour lui redire qu'elle avait fait selon lui preuve d'"antiparlementarisme" en bloquant le vote pour l'abrogation du report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Quand la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet lui a intimé l'ordre de se calmer, le parlementaire a crié : "Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un agent de l'Élysée", lui valant un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal. 

L'article 73 du règlement de l'Assemblée nationale indique que "le rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal emporte de droit la privation, pendant un mois, du quart de l’indemnité parlementaire allouée au député"

"Parler fort ce n'est pas de la violence"

"Dans l'Assemblée nationale, parler fort ce n'est pas de la violence, parler fort c'est un exutoire aussi à la colère de plein de gens dans ce pays", a défendu la cheffe des députés LFI Mathilde Panot au micro de Paul Larrouturou.  

Ce mardi sur RTL, Yaël Braun-Pivet a assuré n'avoir reçu "aucune pression" de l'Élysée pour torpiller la proposition de loi visant à abroger la retraite à 64 ans. Elle s'était dans un premier temps montrée opposée à déclarer irrecevable au titre de l'article 40 de la Constitution la proposition de loi du groupe Liot, avant de changer de position. 

"Chacun peut dire et penser ce qu'il veut. Moi, je crois que, depuis un an, j'ai prouvé que j'étais une femme indépendante", a-t-elle insisté. Elle a par ailleurs reconnu que sur la réforme des retraites, "assurément le chemin qui a été suivi n'est pas le plus satisfaisant", "on aurait pu faire mieux".


J.F.

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