Après les élections législatives, une France ingouvernable ?

Résultats des législatives : "Le gouvernement a deux choix possibles"

TF1 | Adrien Gindre
Publié le 20 juin 2022 à 14h52
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

La gifle infligée à Emmanuel Macron aux législatives laisse le chef de l’État avec une majorité relative à l’Assemblée.
Elizabeth Borne peut-elle rester Première ministre, la France est-elle devenue ingouvernable, la dissolution de l’Assemblée est-elle une option ?
Le chef du service politique de TF1 et LCI, Adien Gindre, est intervenu ce lundi sur le plateau du 13H.

Comment Emmanuel Macron va-t-il pouvoir gouverner après ces élections législatives qui le laissent avec une majorité de seulement 245 députés, pris en étau entre les groupes puissants de la Nupes et du Rassemblement national ? Dans la vidéo en tête de cet article, Adrien Gindre, chef du service politique de TF1 et LCI, répond à trois questions de Marie-Sophie Lacarrau sur le plateau du 13H de TF1.

Élisabeth Borne peut-elle rester Première ministre ? 

Si l'on en croit son discours de dimanche soir, oui, elle va rester : Emmanuel Macron lui a confié la mission de construire une majorité d'action. Cela dit, avec des amis comme les siens, pas besoin d'ennemis : dans la majorité, vous avez déjà des poids lourds qui disent à Emmanuel Macron : 'tu dois bouger, tu dois changer de Premier ministre et de gouvernement, ou tu seras bloqué'.

On entend parler d'une France qui serait devenue ingouvernable. Qu'est-ce que cela veut dire, vers quoi se dirige-t-on ?

Cela peut se traduire de deux manières : des lois pas votées du tout, faute de majorité, ou des lois votées très lentement, le temps de discuter chaque mot. Le gouvernement a donc deux choix possibles. Soit trouver un nouvel allié durable, par exemple le parti Les Républicains, mais on l'a vu, ce n'est pas gagné. Soit trouvé des alliances au coup par coup, un coup à gauche, un coup à droite en fonction du texte, c'est le plus probable.

La dissolution de l'Assemblée est-elle une option ?

C'est possible, mais ce n'est pas prévu pour le moment. La stratégie du côté de l'exécutif, c'est 1 mettre les oppositions devant leurs responsabilités, 2 prendre les Français à témoin s'il y a blocage, et 3, seulement dans quelques mois, cette dissolution en disant aux Français 'voyez l'attitude des oppositions'. Mais c'est un pari risqué


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