VIDÉO - "C'est de la com" : Bruno Retailleau fustige le discours de politique générale de Gabriel Attal

par M.G
Publié le 31 janvier 2024 à 9h55

Source : Bonjour !

Invité de "Bonjour ! La matinale TF1" ce mercredi, Bruno Retailleau a vivement critiqué le discours de politique générale prononcé la veille par Gabriel Attal.
S'il reconnaît des mots qui "sonnaient à droite", le président du groupe LR au Sénat estime qu'ils ne seront pas suivis d'effet.

Moins de 24 heures après sa déclaration de politique générale, Gabriel Attal est attaqué de toutes parts. "La ligne mélodique était à droite, mais je suis habitué avec Emmanuel Macron. J'ai entendu des dizaines de discours où les mots sonnaient à droite mais les actes ne suivaient pas du tout", fustige ce mercredi Bruno Retailleau, invité de "Bonjour ! La matinale TF1". "C'est de la com'", tance-t-il encore. 

Dans le détail, le patron des sénateurs LR s'"étonne" des "manques" de ce discours "sur la dette", "sur l'immigration" ou encore sur "le vieillissement". Pour ce qui est de la sécurité, il estime que "ce n'est pas plus de policiers qu'il faut. C'est une révolution pénale qui est nécessaire : (instaurer) des courtes peines, y compris pour les mineurs, changer totalement le régime de la justice pénale des mineurs et (construire) plus de prison".

Ce pouvoir méprise le gouvernement
Bruno Retailleau

Par ailleurs, l'élu de 63 ans tacle la décision du gouvernement de passer par voie réglementaire pour réformer l'Aide médicale d'État (AME), comme promis par Élisabeth Borne. "On ne passera pas par la loi. On évite le Parlement. Ce pouvoir méprise le gouvernement. Or ce gouvernement sur l'immigration est à gauche", dénonce-t-il. 

Enfin, Bruno Retailleau se montre circonspect sur les annonces du Premier ministre à destination des agriculteurs, à commencer par le versement rapide des aides de la PAC, certaines prises en charge des frais de vétérinaire ou encore la "défense de l'exception agricole française". "C'est le petit bout de la lorgnette. Des aides, ce n'est pas ce qu'ils veulent. Ce qu'ils veulent, c'est un changement de logiciel", martèle-t-il. "La seule exception française que les agriculteurs connaissent aujourd'hui, c'est toujours plus de normes", ajoute le sénateur de Vendée, estimant qu'il aurait fallu que le chef du gouvernement annonce qu'il allait "mettre fin à toutes les surtranspositions"


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