Le gouvernement Borne II

Budget 2023 : "Le 49-3 n'est pas un moment de brutalité, mais un moment de vérité", défend Attal sur LCI

S.M
Publié le 19 octobre 2022 à 22h08
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Source : TF1 Info

Le ministre des Comptes publics répond aux critiques des oppositions sur un passage "brutal" du budget 2023.
Ce texte, adopté mercredi avec le 49-3, a été enrichi "par les oppositions", assure Gabriel Attal.
Il estime que sans cet outil, "il n'y aurait pas de budget".

Le gouvernement se défend de tout passage en force. Quelques heures après qu'Elisabeth Borne a dégainé l'article 49-3 pour faire adopter le budget 2023 au Parlement, Gabriel Attal a défendu, ce mercredi soir sur LCI, le recours à cet outil constitutionnel, qui permet l'adoption automatique de ce texte, sauf si une motion de censure est adoptée. 

Pour le ministre délégué aux Comptes publics, "le texte qui est adopté aujourd'hui avec le 49-3 a été enrichi, amendé, avec à la fois des amendements de la majorité et des oppositions". Cela est le résultat "d'un débat riche" dans l'hémicycle, a estimé Gabriel Attal, ajoutant que, "pour la première fois dans l'Histoire", les discussions avaient débuté "en amont, à Bercy, avec l'ensemble des groupes parlementaires, pour discuter de leurs propositions". 

"Sans le 49-3, il n'y aurait pas de budget"

Dès lors, "la moitié des dépenses votées dans le budget 2023" l'ont été par la majorité présidentielle. L'autre moitié des amendements étaient "voulus par les oppositions", a assuré Gabriel Attal. À l'image du "rétablissement de la demie-part fiscale sur les veuves d'anciens combattants", du "relèvement de la valeur du ticket restaurant de 11 à 13 euros" ou encore de la "baisse de l'impôt sur les sociétés", a illustré le ministre. "Tout cela ça n'était pas prévu dans le budget initial, c'est le fruit du travail ces dernières semaines avec les parlementaires", a-t-il insisté. 

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D'autant que le recours au 49-3 n'était pas une surprise pour les oppositions, qui on "feint une forme de surprise", a dénoncé Gabriel Attal. Alors que la cheffe de file des Insoumis à l'Assemblée, Mathilde Panot, a dénoncé la "brutalité" du gouvernement mercredi, Gabriel Attal a estimé, au contraire, que"le 49-3, ce n'est pas un moment de brutalité, mais un moment de vérité. Car cet outil donne la possibilité aux oppositions de renverser le gouvernement", a-t-il abondé, en référence à une motion de censure qui peut être déposée dans les 24 heures suivant le 49-3.

"Sans le 49-3, il n'y aurait pas de budget", a résumé Gabriel Attal. Un outil que le gouvernement devrait réutiliser pour d'autres textes, a-t-il assuré. À commencer par celui sur le budget de la Sécurité sociale, dont le vote a lieu jeudi. "Là encore, des oppositions refusent de voter ce budget, par principe", a regretté le ministre. 


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