Alors que les élections législatives se tiendront les 30 juin et le 7 juillet, une campagne express se profile.
Comment les préparations vont se mettre en place ?

On revotera dans 20 jours. Un délai aussi serré, c'est une première. En cas de dissolution, la Constitution prévoit un délai allant de 20 à 40 jours. Mais attendre aurait été périlleux en plein été avec le 14 juillet, puis le début des Jeux olympiques. Le second tour tombera malgré tout le premier week-end des vacances scolaires.

Chamboulement pour les citoyens et branle-bas de combat au gouvernement. Dès dimanche soir, il a fallu signer le décret de convocation des élections. Il sera publié en urgence ce lundi après-midi, de façon exceptionnelle par le Journal officiel, d'ordinaire fermé le lundi. Tout cela sans compter les 577 candidats à trouver avant la fin de la semaine. 

Le code électoral demande normalement plus d'anticipation. Les candidats auraient dû déposer leurs listes vendredi dernier. "On a déjà eu un cas dans la jurisprudence en 81 et on a eu des requérants qui sont allés devant le conseil constitutionnel qui a répondu que la constitution prime donc en réalité c'est le délai prévu par le président qui primera, tant pis pour le code électoral et l'organisation des partis qui vont être au travail jour et nuit", explique dans le reportage en tête de cet article, Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maître de conférence en droit public. Derrière ce calendrier se cache aussi une volonté politique. "On est autour de ce qu'on peut appeler une politique de l'urgence et donc du chaos, l'idée c'est de passionner beaucoup quand on est dans une élection aussi courte et c'est là-dessus que vont se jouer les élections", poursuit cette dernière.

Plus de 49 millions d'électeurs sont de nouveau appelés aux urnes. On peut dès maintenant entamer les démarches de procuration en ligne avec le numéro d'électeur et celui de son mandataire.


La rédaction de TF1 Reportage - F. De Juvigny, J. Clouzeau

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