La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont annoncé ce mercredi soir remettre 100 propositions concrètes au Premier ministre Gabriel Attal.
"C'est une demande complète dans laquelle il n'est pas question qu'on fasse ses courses", a déjà prévenu le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau.
Quelles sont ces mesures d'urgence ?

Un cahier de doléances à destination du gouvernement. Alors que la mobilisation des agriculteurs se renforce jour après jour dans le pays, le Premier ministre Gabriel Attal ne cesse de rencontrer les représentants du secteur pour tenter de calmer la gronde. De premières mesures doivent d'ailleurs être présentées "d'ici à la fin de la semaine".

En attendant, la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont annoncé ce mercredi soir avoir établi 100 propositions. Le gouvernement est invité à les reprendre "intégralement". "La centaine de propositions très concrètes (...) n'est pas une base de négociations, c'est une demande complète dans laquelle il n'est pas question qu'on fasse ses courses", ont d'ores et déjà prévenu les syndicats auprès de l'AFP. De quoi s'agit-il ?

Des mesures de court terme...

Les deux syndicats réclament d'abord des mesures d'urgence sur la rémunération. Ils souhaitent un "respect absolu de la loi EGAlim", censée protéger les revenus des agriculteurs, mais aussi "la mise en place immédiate d'un crédit d'impôt" sur le gazole non routier, au cœur de leurs préoccupations. La FNSEA et JA plaident pour un paiement immédiat de "toutes les aides" de la Politique agricole commune européenne (PAC) et des "indemnisations sanitaires et climatiques", ainsi qu'une aide d'urgence aux "secteurs les plus en crise" comme la viticulture ou l'agriculture biologique, même si toutes ces aides représentent "plusieurs centaines de millions d'euros".

Dans le viseur se trouvent également les zones de non-traitement par des produits phytosanitaires (ZNT), soit les distances de sécurité à respecter à proximité d'habitations ou de cours d'eau, mais aussi l'arrêté "plan eau" de 2021 qui encadre les prélèvements d'eau pour l'agriculture face aux sécheresses.

Les deux syndicats, qui ont échangé avec le chef du gouvernement Gabriel Attal dès lundi soir, veulent en outre que l'élevage soit promu au rang de "grande cause nationale", ou encore la mise en place d'une dérogation sur la règle européenne des 4% de terres en jachère. Ils souhaitent enfin des "mesures fiscales et sociales liées à l'installation et à la transmission" des fermes et terres agricoles.

...et des réponses législatives

À plus long terme, les deux syndicats espèrent des "mesures législatives", basées sur deux piliers. Le premier ? Une "simplification", avec une pause dans les normes qui leur sont imposées, avant d'entamer le "chantier de la réduction des normes". Ils plaident aussi pour que les interventions des agents de l'Office français de la biodiversité au sein de leurs installations se fassent dorénavant "sous le signe de la pédagogie" et non de la sanction.

Le second point est celui de la "compétitivité". FNSEA et JA réclament notamment une "harmonisation des normes au niveau européen", pour que les agriculteurs de tout le Vieux-continent soient logés à la même enseigne.


I.N

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