Covid-19 : le défi de la vaccination

Emmanuel Macron dit avoir "très envie d'emmerder les non-vaccinés"

I.N.
Publié le 5 janvier 2022 à 10h36, mis à jour le 5 janvier 2022 à 11h06
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Source : TF1 Info

POLÉMIQUE - Dans une interview au "Parisien", le président de la République charge les non-vaccinés, déclarant avoir "très envie de les emmerder". Des propos qui ont immédiatement suscité de vives réactions chez ses opposants politiques.

Une sortie qui provoque un torrent de réactions politiques. Alors que le projet de loi remplaçant le pass sanitaire en pass vaccinal est encore en débat à l'Assemblée nationale, le président de la République Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots pour évoquer les quelque cinq millions de Français éligibles, mais non-vaccinés contre le Covid-19. "Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l'accès aux activités de la vie sociale", défend le chef de l'État dans les colonnes du Parisien à paraître ce mercredi 5 janvier.

"D'ailleurs, la quasi-totalité des gens, plus de 90%, y ont adhéré. C'est une toute petite minorité qui est réfractaire", assure Emmanuel Macron, avant de s'en prendre à elle. "Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l'emmerdant encore davantage", affirme-t-il. "Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l'administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout."

"Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force", argumente le président de la République au cours d'un entretien accordé à quelques Français au Parisien. "Donc il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, boire un café, aller au théâtre, au ciné", poursuit le chef de l'État, refusant d'empêcher les malades non-vaccinés d'être admis en réanimation, "parce qu'un soignant regarde quelqu'un qui est malade, pas d'où il vient ou ce qu'il est."

Des propos condamnés par plusieurs candidats à l'Élysée

Les propos du président de la République, officiellement pas encore candidat à un deuxième mandat, n'ont pas manqué de faire réagir les prétendants à l'Élysée. "Le Président maîtrise-t-il ce qu'il dit ? Consternant", a déploré, sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon (LFI). "Un Président ne devrait pas dire ça, [...] Emmanuel Macron est indigne de sa fonction", a fustigé de son côté Marine Le Pen (RN). "Président, j'arrêterai d'emmerder les Français", a promis Éric Zemmour (Reconquête).

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Aucune "urgence sanitaire ne justifie de tels mots. Emmanuel Macron dit avoir appris à aimer les Français, il aime surtout les mépriser", a estimé le sénateur LR Bruno Retailleau

Potentielle future candidate à gauche Christiane Taubira a de son côté fustigé "des propos choquants et violents".

Invité sur LCI ce mardi soir, Yannick Jadot (EELV) a, lui, regretté que le chef de l'État fasse "de la vaccination un référendum pour ou contre Macron". "C'est une faute politique", a-t-il jugé. "Ce ne sont pas des propos qu'un président de la République doit tenir", a également regretté sur notre antenne Fabien Roussel (PCF).


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