Le premier secrétaire du Parti socialiste était l'invité ce lundi matin de "Bonjour ! La Matinale TF1".
Olivier Faure a estimé qu'un débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen n'avait aucune raison d'avoir lieu.
Selon lui, le chef de l'État "est celui qui a légitimé l'extrême droite comme étant l'alternative exclusive".

"Il n'y a aucune raison d'avoir ce débat". Alors qu'à l'approche des européennes, Emmanuel Macron a relancé samedi l'idée d'un débat avec Marine Le Pen, qui appelle toujours le chef de l'État à mettre en jeu sa démission ou une dissolution, Olivier Faure a estimé lundi dans "Bonjour ! La Matinale TF1" que celle-ci était inadaptée au contexte. 

"Dans la période que nous vivons, c'est-à-dire une élection européenne, pourquoi faire croire aux Français que le débat se limiterait à un nouveau débat présidentiel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ils ne sont candidats ni l'un ni l'autre", a déploré le premier secrétaire du Parti socialiste, invité d'Adrien Gindre sur le plateau de "En toute franchise". "Ce qu'il faut c'est un débat entre tous", a-t-il ajouté.

"Une folie"

"Il peut porter le fer, c'est très bien, je l'y encourage mais c'est pas en portant la loi immigration comme il l'a fait au mois de décembre", a-t-il poursuivi, déplorant qu'à l'issue du mandat d'Emmanuel Macron, "l'extrême droite n'aura jamais été à un niveau aussi élevé". Selon lui, "le tort" d'Emmanuel Macron, "élu à deux reprises pour être le barrage", est "qu'il est celui qui a légitimé l'extrême droite comme étant l'alternative exclusive". Et de lancer : "c'est une folie".

Toujours au sujet du duo Emmanuel Macron-Marine Le Pen, Olivier Faure a évoqué  "un couple toxique qui cherche à dominer le débat français". Or, selon lui, "ce couple toxique est d'une perversité absolue parce qu'ils sont chacun l'épouvantail de l'autre et ils cherchent à chaque fois à reconstituer ce duo pour permettre d'écarter toute forme d'alternative".

Dans l'avion de retour de Nouvelle-Calédonie, où il a effectué une visite-éclair jeudi, le chef de l'Etat avait ravivé la possibilité d'un débat face à la présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée, évoquée ces derniers jours dans la presse. "Si on pense que c'est une élection où se joue une partie du destin de la France, ce que je crois, il faut débattre. La balle est dans son camp", a ainsi lancé le chef de l'État dans un entretien au Parisien paru samedi.

Une idée née d'une conversation informelle avec des proches lors de l'enregistrement de ses vœux fin décembre 2023 et ressortie des cartons alors que son camp est largement distancé dans les sondages par le RN.


A. LG

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