L'union de la gauche, telle qu'on la connaît aujourd'hui, a-t-elle encore un avenir ?
Ces derniers jours, le ton est monté entre Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel.
À l'origine de cet éloignement, les outrances des Insoumis lors des débats sur la réforme des retraites.

Les communistes réunis en congrès ce samedi à Marseille ont plébiscité leur chef Fabien Roussel pour son "parler vrai" et sa pugnacité face aux "volontés hégémoniques" de Jean-Luc Mélenchon. "Mêlez-vous de vos affaires !", a-t-il notamment lancé à la tribune. Des propos bien loin des images d'unité de l'hiver. En effet, il y a trois semaines encore, la gauche parlait d'une seule voix contre la réforme des retraites. 

Mais cette unité se fissure de toutes parts. Cette semaine, les communistes se sont rendus, seuls, à l'Élysée pour remettre un courrier au président. Leurs alliés au sein de la Nupes, cette alliance de gauche mise en place avant les élections législatives de 2022, avaient décliné l'invitation. 

Mélenchon agacé

Le Parti communiste mène la fronde anti-Nupes. Et cela a le don d'agacer son fondateur, Jean-Luc Mélenchon. "Ce qui compte toujours, ce sont les grands courants de fonds qui embrasent des millions de gens, et non pas quelques personnes entre trois bureaux", avait-il rétorqué.

Les tensions étaient déjà perceptibles lors des débats à l'Assemblée nationale. L'attitude de la France insoumise a été très critiquée, mais c'est surtout en Ariège que les divisions se sont exacerbées dimanche dernier. Lors de la Législative partielle, la candidate Nupes avait été battue par une dissidente socialiste. Le front anti-Nupes se renforce donc, avec en première ligne du côté socialiste, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, Bernard Cazeneuve et François Hollande. 

De son côté, le premier secrétaire, Olivier Faure, a pris ses distances. "Cela fait longtemps que j'ai pris mon parti des éléphants. Je sais qu'ils sont là, qu'ils sont parfois bruyants, mais leur barrissement ne m'impressionne plus", sourit-il. Alors, la Nupes deviendra-t-elle autre chose qu'un accord électoral de circonstance ? Une chose est sûre, les gauches semblent de nouveau irréconciliables.


V. F | Reportage : Mathilde Gueneguan et Antoine Zilberman

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