Élection présidentielle 2022

VIDÉO - Présidentielle 2022 : Macron veut "compléter" son projet pour "parler à tous les électeurs"

Vincent Michelon
Publié le 11 avril 2022 à 16h19
JT Perso

Source : TF1 Info

En déplacement à Denain (Nord), sur un territoire qui ne lui est pas favorable, Emmanuel Macron a évoqué la "méthode nouvelle" qu'il comptait proposer pour convaincre davantage d'électeurs avant le second tour.
Évoquant notamment l'environnement et le travail, le candidat promet "d'enrichir" son projet présidentiel.

Les deux finalistes du second tour aux petits soins avec les concurrents malheureux du premier, et surtout leurs électeurs. Après la main tendue de Marine Le Pen, dimanche soir, aux partisans de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a promis lundi de "compléter" son projet pour tenir compte des votes exprimés le 10 avril, et notamment ceux qui ont propulsé Jean-Luc Mélenchon en 3e position. 

Tout en rappelant que son projet "a été porté en tête au premier tour", rassemblant "plus de voix qu'en 2017", le président sortant, en déplacement à Denain (Nord), territoire plus favorable à Marine Le Pen, est revenu sur la "méthode nouvelle", évoquée la veille, pour convaincre un socle plus large d'électeurs au second tour. "Je veux convaincre, je dois rassembler, compléter mon projet, avec une méthode qui ne peut pas être celle d'il y a cinq ans", a fait valoir le candidat, assurant avoir "entendu le message de ceux qui ont exprimé des voix extrêmes"

Il cite la jeunesse, l'environnement et le travail

Sans détailler les mesures qu'il comptait proposer pour "compléter" son projet, Emmanuel Macron a donné plusieurs indices laissant penser qu'il regardait de côté de la gauche, et notamment de Jean-Luc Mélenchon et de Yannick Jadot. 

Citant la jeunesse qui "porte un message" sur l'écologie et le souhait d'une "politique plus volontariste", sur l'impératif de "sortir les gens plus vite de la misère" ou encore sur le travail, le candidat a estimé qu'il devait "répondre" à ces attentes. "Il me faut garder une cohérence, mais veiller à élargir", a-t-il conclu, précisant qu'il ne s'agissait pas de faire des "accords d'appareils" avec les candidats concurrents du 1er tour. "J'aurais l'occasion de m'exprimer avec tous ceux qui ont porté d'autres projets", a-t-il simplement indiqué, évoquant "des décisions à prendre" après ces discussions. 

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Emmanuel Macron s'est également employé à défendre son projet, dont plusieurs propositions, à commencer par la retraite à 65 ans, ont été prises pour cible par ses concurrents. "Quelques mesures, souvent les plus abrasives, ont été caricaturées par l'opposition", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas à prendre ou à laisser, je veux expliquer ce que je veux faire", a assuré le président sortant. "Si on dit 65 ans, ça ne marche pas. Il y a aussi la pension minimale à 1100 euros, la réindexation des retraites dès cet été, la prise en compte des métiers pénibles, des carrières fracturées", a énuméré le candidat, se disant prêt "à discuter les rythmes et les compléments" de ce projet réforme qui a pu lui coûter des points face à Marine Le Pen le 10 avril. 


Vincent Michelon

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