Emmanuel Macron, président en campagne

VIDÉO - "Emmerder les non-vaccinés, je l’ai dit d’une manière affectueuse", assure Emmanuel Macron

L.C
Publié le 11 avril 2022 à 23h16
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Source : TF1 Info

En déplacement sur les terres de son adversaire Marine Le Pen, Emmanuel Macron a décidé d'aller convaincre ceux qui n'ont pas voté pour lui.
Dans son viseur notamment, l'électorat de Jean-Luc Mélenchon.
Mais il a aussi été interpellé sur ses propos polémiques de janvier.

La formule n'était pas bien passée chez une partie des Français. Interrogé par Le Parisien en janvier dernier, Emmanuel Macron n'avait pas mâché ses mots contre les non-vaccinés, clamant qu'il avait "très envie de les emmerder". En déplacement à Denain (Nord) ce lundi 11 avril, au lendemain du premier tour qui l'a donné vainqueur, le président de la République a été interpellé sur cette phrase prononcée trois mois plus tôt.

Une expression "entre guillemets" affectueuse

"C’est ce que vous avez dit, emmerder les non-vaccinés, on est des sous-citoyens, on s’en est pris plein la gueule", lui a reproché une soignante, dans une séquence visible en haut de l'article. "Je n'ai jamais dit que vous étiez des sous-citoyens", a d'emblée répondu le président-candidat, avant d'ajouter : "Emmerder les Français, c'était une expression entre guillemets affectueuse".

"Quand on dit, je t'emmerde, c'est affectueux ?", a ironisé son interlocutrice, visiblement agacée. Il faut remettre la phrase "dans son contexte, ce n'était pas une insulte", a poursuivi Emmanuel Macron. "Un de mes prédécesseurs, Georges Pompidou, disait : 'On n’est pas là pour emmerder les Français'. On met des contraintes, je suis un peu là pour essayer d’emmerder ceux qui ne sont pas vaccinés", a-t-il expliqué. Le chef de l’État avait pourtant assumé "totalement" ses propos, trois jours après avoir lâché sa formule controversée. Mais aujourd'hui, il s'agit pour lui de "convaincre" les déçus de son quinquennat. 

Tout au long de la journée, Emmanuel Macron n'a d'ailleurs pas hésité à multiplier les signes d'apaisement à l'électorat de gauche sur les terres de son adversaire Marine Le Pen, arrivée en tête dans la ville du Nord. Le candidat s'est même dit prêt à "enrichir" et "compléter" son projet "pour rassembler les convictions et les sensibilités diverses". Car il le sait, le cumul des voix d'Anne Hidalgo, Fabien Roussel, Yannick Jadot et Valérie Pécresse qui ont appelé à voter pour lui, pourrait ne pas être suffisant.

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Le président sortant se retrouve donc dans l'obligation d'aller chercher des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, solide troisième avec 21,9 % des voix. Devant la caméra de LCI, Emmanuel Macron a affirmé "avoir des échanges par textos" avec le député des Bouches-du-Rhône, sous-entendant le soutien de ce dernier. Une révélation qui n'a pas plu au candidat défait de La France Insoumise. "Mes échanges avec Macron concernent un citoyen étranger, résidant à l'étranger et lourdement menacé de mort. Rien de plus, rien de moins", a répondu, par voix de presse, Jean-Luc Mélenchon.


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