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Législatives : Robert Ménard dénonce le parachutage d'Eric Zemmour dans le Var

par Aurélie LOEK
Publié le 10 juin 2022 à 10h19
JT Perso

Source : TF1 Info

Le maire de Béziers s'est étonné qu'Eric Zemmour ait eu la volonté de "faire de la politique différemment" tout en étant parachuté dans une circonscription pour les législatives.
Il a dénoncé une campagne présidentielle "extrémiste" menée par le fondateur de Reconquête !.

La rupture entre Eric Zemmour et Robert Ménard semble belle et bien actée. Alors que le maire de Béziers avait soutenu dans un premier temps l'ancien polémiste, voyant dans sa candidature à la présidentielle une possible "union des droites", l'édile ne se montre plus tendre du tout vis-à-vis du fondateur de Reconquête!.

"Bonjour les parachutages"

Interrogé sur sa candidature dans le Var pour les législatives, Robert Ménard a dénoncé son parachutage et a critiqué la campagne présidentielle qu'il a menée, l'accusant d'avoir "caricaturé ce qu'il est". "Pour des gens qui disaient vouloir faire de la politique différemment, bonjour les parachutages", a dénoncé l'élu sans étiquette dans l'Interview politique de LCI. Se montrant sévère vis-à-vis d'Eric Zemmour, il a assuré que cette pratique était "une drôle de façon" de faire de la politique. 

S'il a reconnu qu'il y aurait surement un engouement autour de sa candidature, notamment lié au fait qu'il avait choisi la circonscription où il avait fait son meilleur score à la présidentielle, Robert Ménard a répliqué que les législatives étaient aussi un scrutin permettant de défendre "un lieu". "Ce lieu, il faut le connaître, et pas seulement quand on y passe ses vacances", a taclé Robert Ménard.

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Revenant plus généralement sur la campagne présidentielle d'Eric Zemmour, Robert Ménard a partagé sa déception sur l'incapacité du candidat à faire "l'union des droites" mais a également dénoncé un certain nombre de ses positions, "plus que problématiques" et qui "rendent des réconciliations irréconciliables". "Il a fait la campagne la plus extrémiste qu'on pouvait imaginer. Il a tellement caricaturé ce qu'il est. Ça explique les 7% et s'ils ont un ou deux députés, ça sera le bout des bouts", a résumé l'élu de l'Hérault, qui a soutenu Marine Le Pen durant la présidentielle tout en se revendiquant "libre".


Aurélie LOEK

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