Emmanuel Macron "a rappelé que la citoyenneté était un ensemble de droits et de devoirs", estime Christophe Castaner

ML
Publié le 6 janvier 2022 à 22h59, mis à jour le 7 janvier 2022 à 0h05

Source : TF1 Info

CAMPAGNE VACCINALE - Invité de Ruth Elkrief, le chef de file LREM à l'Assemblée Nationale a défendu Emmanuel Macron après ses propos polémiques sur les non-vaccinés "irresponsables" à ses yeux. "Notre politique de contrainte sur les non-vaccinés alimente l’accès vers la primovaccination", a-t-il assuré.

Fustigé de tous bords par l'opposition politique pour avoir déclaré dans les colonnes du Parisien mercredi vouloir "emmerder les non-vaccinés", Emmanuel Macron est toutefois ardemment soutenu par son camp. Tandis que le président de la République a affirmé que les non-vaccinés étaient "irresponsables" et que "un irresponsable n'est plus citoyen", "il a rappelé quelque chose d'essentiel", a jugé sur LCI le président du groupe La République En Marche à l'Assemblée Nationale Christophe Castaner. 

"Être citoyen ce n'est pas être moi, seul, 'je'", a-t-il lancé. "Ce n'est pas de faire prendre des risques à un collectif au nom de ma liberté individuelle", a-t-il poursuivi au micro de Ruth Elkrief, dans la vidéo en tête d'article, estimant qu'Emmanuel Macron "a rappelé que la citoyenneté était un ensemble de droits et de devoirs". Et d'affirmer : "Il faut rappeler que vivre en société, faire commun, c'est assumer une part de responsabilité. (...) C'est du donnant-donnant, et du gagnant-gagnant".

Au sujet du langage cru adopté par le chef de l'État, "ce n'est pas du Trump, pas du populisme", a insisté Christophe Castaner "parce qu'il assume des désaccords". "Le vrai populisme, comme on le voit chez nos adversaires, c'est d'être d'accord avec tout le monde", a-t-il déclaré, estimant qu'Emmanuel Macron au contraire "assume de ne pas être d'accord avec tout le monde, parce qu'il sait qu'il faut aller vers la vaccination"

Pass vaccinal : "C'est un outil de protection des Français, ne perdons pas de temps"

"Oui il parle clair, il nomme les choses", a-t-il encore insisté, jugeant que la surreprésentation des non-vaccinés dans les services de réanimation des hôpitaux était plutôt "ce dont on doit parler". "Depuis les réactions aux propos du président de la République, on atteint des niveaux records de primovaccinés", a-t-il lancé, sans faire toutefois explicitement le lien entre ces déclarations et l'accélération de la campagne, probablement aussi dopée par la perspective d'un pass vaccinal. "Je pense que notre politique de contrainte sur les non-vaccinés alimente aussi l’accès vers la primovaccination", a-t-il assuré.

Au sujet de ce projet de loi, adopté ce jeudi à l'Assemblée Nationale et qui fait désormais route vers le Sénat, "nous assumons parfaitement de faire porter tous les efforts, en limitant les accès à certains lieux et certaines activités, sur celles et ceux qui refusent de se faire vacciner", a insisté le chef de file des marcheurs au Parlement, fustigeant "une petite minorité" au "comportement individualiste"

"J'adorerais que le Sénat se précipite aussi pour avancer sur ce texte, comme nous l'avons fait (à l'Assemblée, ndlr). Notre objectif est qu'il soit opérationnel à la mi-janvier", a rappelé Christophe Castaner, l'échéance ayant été initialement fixée par l'exécutif au 15 janvier. "C'est un outil de protection des Français, ne perdons pas de temps", a-t-il martelé.


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