Emmanuel Macron se rend au Gabon, en Angola, au Congo Brazzaville et en République démocratique du Congo du 1er au 5 mars.
Le président espère y nouer de nouveaux partenariats et mettre l'accent sur la préservation des forêts en participant au One Forest Summit.

Il a déjà plus d'une quinzaine de déplacements en Afrique à son actif depuis qu'il est président de la République. Pour la deuxième fois depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron entame, ce mercredi, un périple de quatre jours sur le continent africain. Le chef de l'État visite quatre pays du bassin du Congo : le Gabon, l'Angola, le Congo Brazzaville et la République démocratique du Congo. 

Ce déplacement survient à un moment important, selon la présidence, pour trois raisons : le risque de fragmentation du monde impose de "faire vivre l'axe euro-africain", le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité ne se résoudront pas "sans le concours de l'Afrique", et avec la fin de l'opération Barkane et le retrait de ses troupes militaires, la France est "à un moment important de sa propre histoire avec le continent "

Au cours de son voyage, le président nouera de nouveaux partenariats pour la protection des biens publics mondiaux, notamment en participant au One Forest Summit pour la préservation et la valorisation des forêts humides du bassin du Congo ; pour l'agriculture, notamment avec l'Angola qui souhaite être aidé par la France pour maintenir sa souveraineté alimentaire ; ou encore en faveur de la santé et de la culture. 

Regagner de l'influence ?

Bien sûr, il sera également question de sécurité et de stratégie militaire après la fin de l'opération Barkhane et le retrait de l'armée du Mali et du Burkina à la demande des juntes au pouvoir dans ces deux pays. Le chef de l'État pourra "expliquer davantage l’évolution de notre présence militaire en Afrique, une évolution qui concerne prioritairement l’Afrique de l’ouest mais aussi l’Afrique centrale", a précisé l'Elysée. 

La visite d'Emmanuel Macron s'effectuera également alors qu'un sentiment antifrançais a gagné du terrain dans l'ancien "pré carré" africain de Paris, et l'influence française sur le continent est de plus en plus disputée par la Russie et la Chine. Toutefois, l'Élysée prévient que ce déplacement n'a pas "vocation à faire la course à une influence regrettée". "Nous constatons que les pays de cette région ont une intense demande de lien avec la France. (...) L'ambition n'est pas d'essayer de faire un retour vers le passé, mais de répondre à cette demande de partenariat, de relation, avec une méthode nouvelle", a poursuivi la présidence, qui "laisse à d'autres" la "désinformation et l'intimidation"

Le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron avait marqué sa volonté de tourner la page avec la politique africaine post-coloniale de la France et tendu la main à une jeunesse africaine de plus en plus méfiante vis-à-vis de la France.


Justine FAURE

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