Emmanuel Macron s'est envolé ce mardi soir pour la Nouvelle-Calédonie, où des violences ont éclaté depuis plus d'une semaine.
Une initiative saluée sur LCI par les candidats aux élections européennes... qui déplorent, pour la plupart, la gestion des tensions et de la réforme constitutionnelle.

Emmanuel Macron en route pour la Nouvelle-Calédonie. Depuis plus d'une semaine, des violences ont éclaté sur l'archipel sur fond d'adoption par l'Assemblée nationale d'une réforme électorale contestée, notamment par les indépendantistes. Pour tenter de ramener le calme, le chef de l'État veut installer en Nouvelle-Calédonie "une mission" qui pourrait ramener le calme.

Interrogés sur LCI ce mardi dans "La Grande Confrontation", les principales têtes de liste aux élections européennes approuvent le déplacement du chef de l'État... mais en attendent des résultats. "Enfin", commente Léon Deffontaines (PCF), selon qui "les habitants de Nouvelle-Calédonie souhaitent avancer ensemble vers un nouveau processus" (voir vidéo en tête de cet article). "Il a raison d'y aller", estime Raphaël Glucksmann (PS/Place publique). "S'il fabrique du consensus local avant de prendre des décisions, il a raison."

Le projet de loi doit-il être retiré ?

"Y aller, oui, mais pour dire quoi ?", s'interroge de son côté Marion Maréchal (Reconquête), qui met en garde : un report du projet de réforme constitutionnelle serait "une capitulation". "Il y a eu trois référendums en Nouvelle-Calédonie : à chaque fois, ils ont dit qu'ils voulaient rester français. Il est temps d'y restaurer l'ordre républicain et la paix civile. Sinon, il faudra envisager l'activation de l'article 36, l'état de siège, pour restaurer durablement la paix", déclare-t-elle.

François-Xavier Bellamy (LR), lui, "n'est pas sûr que le président de la République soit le mieux placé pour résoudre" la situation puisque le dossier a longtemps été suivi par Matignon. "Le grand danger serait que l'État donne le sentiment de céder à la violence", prévient-il. Jordan Bardella (RN) dénonce de son côté "les images insoutenables" en provenance de la Nouvelle-Calédonie. "La priorité est le retour de l'ordre. La visite du chef de l'État est de bon augure. Il doit être celui qui va agir pour rétablir l'ordre et protéger les Français."

Le déplacement d'Emmanuel Macron est également "approuvé" par Marie Toussaint (Les Écologistes), qui appelle à "sortir par le haut de cette situation plutôt que par un bain de sang". "Le gouvernement a mis le feu aux poudres avec cette loi", déplore-t-elle. "Ce dossier est l'illustration de la méthode de gouvernement d'Emmanuel Macron : la brutalité et le passage en force", regrette Manon Aubry (LFI). D'après elle, le chef de l'État doit arriver en Nouvelle-Calédonie en annonçant "le retrait" du projet de loi.


I.N

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