VIDÉO - Retraites : menaces, incivilités... les agressions contre les élus se multiplient

par La rédaction de TF1 | Reportage Thomas Misrachi, Noélie Clerc
Publié le 30 mars 2023 à 11h05

Source : JT 20h Semaine

Les permanences d'une vingtaine d'élus favorables à la réforme des retraites ont été incendiées, murées, vandalisés.
Des députés ont été menacés de mort ainsi que leurs enfants.

Des tags, des menaces de mort. Depuis plusieurs mois, les violences contre les élus sont en forte augmentation. Le débat sur la réforme des retraites a amplifié le phénomène. Les parlementaires de la majorité, leurs alliés, et ceux de la droite sont particulièrement visés, comme Éric Ciotti à Nice, Quentin Bataillon à Saint-Étienne, ou encore Amel Gacquerre à Béthune. Pour cette sénatrice centriste du Pas-de-Calais, les élus sont devenus un exutoire à la colère : "On a toujours dit que les élus étaient à portée de baffe, et dans le contexte actuel, ils le sont encore plus. Comme on n'arrive pas à atteindre le gouvernement ou le président, on vise les représentants des institutions". Sa permanence a été taguée vendredi. Dans sa commune, on comprend l'exaspération, mais on condamne les violences : "Tout casser et manquer de respect au point où en est arrivé, ça n'arrangera pas les choses", témoigne un habitant.

Cellule d'aide

Le manque de respect vire parfois à l'insulte et aux menaces personnelles, comme dans une lettre adressée à Marie Lebec. La députée Renaissance des Yvelines, a accepté de nous en lire un extrait. L'élue a porté plainte contre  l'auteur, mais pour elle, l'opposition est aussi en partie responsable du climat actuel de tension : "Certains de nos opposants sont prompts à appeler à l'insurrection, au combat, et je crois que cela alimente aussi une frange extrême de notre population."

Pour faire face aux violences, chez Renaissance, une cellule d'aide vient d'être mise en place. Les élus du parti présidentiel, leur famille et leur entourage peuvent y trouver assistance juridique, psychologique ou matérielle. Et pour lutter contre la montée de cette violence, la loi a été renforcée au mois de janvier dernier. S'en prendre à un élu peut désormais couter 45.000 euros d'amendes et trois ans de prison.


La rédaction de TF1 | Reportage Thomas Misrachi, Noélie Clerc

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