Avant le début de la coupe du monde, Emmanuel Macron avait appelé à ne pas "politiser le sport".
Pourtant mercredi depuis Doha, le président de la République a confirmé qu'il était présent au Qatar aussi pour des raisons politiques.

Il avait fait le déplacement à Doha pour supporter les Bleus face au Maroc. Mercredi soir, Emmanuel Macron a assisté à la qualification de l'équipe de France de football pour la finale de la compétition, après sa victoire 2 buts à 0 face aux Lions de l'Atlas. Alors qu'avant l'ouverture de la Coupe du monde controversée au Qatar, le chef de l'État avait assuré qu'il ne fallait pas "politiser le sport", il semble avoir eu du mal à ne pas le faire depuis les travées du stade Al Bayt. 

Interrogé sur les critiques formulées à l'encontre du pays organisateur, Emmanuel Macron a répondu : "Il y a des décisions qui sont prises des années avant quand on attribue une coupe, ensuite quand elle est là, le sport doit rassembler." Il a ensuite trouvé un point positif au fait que la compétition se déroule dans ce pays, non pas sportif… mais politique. "Il en est des coupes du monde de football, de rugby, comme des Jeux olympiques : ils sont là pour rassembler, parfois pour que des nations qui ne savent pas se parler sur le plan politique se parlent", a déclaré le président de la République. 

Il est prévu plusieurs rendez-vous plus politiques avec d'autres chefs d'Etat et de gouvernement."
Emmanuel Macron

Un boom de sa cote de popularité ?

Ce jeudi depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a affirmé qu'il assumait "totalement" le fait d'aller soutenir l'équipe de France en dépit des nombreuses controverses et de l'enquête en cours sur des soupçons de corruption au Parlement européen.

Parions également que lorsque le chef de l'État enjoint les Français à être fiers de leur équipe nationale et à profiter de ces moments de joie et de partage, il espère qu'une partie des bénéfices d'une telle victoire fasse gonfler sa cote de popularité. Il est bien plus confortable de parler d'heureuses victoires que de guerre en Ukraine, crise du pouvoir d'achat, coupures d'électricité ou réforme des retraites.  


Justine FAURE

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