Fusillade à Paris : l'auteur a "voulu s'en prendre à des étrangers", confirme Gérald Darmanin

J.F
Publié le 23 décembre 2022 à 17h09

Source : TF1 Info

Depuis les lieux de la fusillade qui a fait trois morts à Paris ce vendredi, Gérald Darmanin a confirmé le caractère raciste de l'attaque.
Le ministre de l'Intérieur a également réclamé une surveillance accrue des lieux où la communauté kurde se réunit partout sur le territoire.

Un homme a tué au moins trois personnes, ce vendredi dans le 10e arrondissement de Paris. Après s'être rendu sur place en milieu d'après-midi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a pris la parole devant les journalistes et confirmé le caractère raciste de cette attaque. Selon le ministre, l'auteur des faits a "voulu manifestement s'en prendre à des étrangers", même s'il reste à prouver qu'il visait "spécialement (...) les Kurdes".

"Il n'est pas certain que cette personne ait un engagement politique, même si ses motivations étaient une attaque contre des étrangers", a-t-il ajouté. "A l'heure où je vous parle il n'était pas connu pour des faits d'ultra-droite", a-t-il précisé. A sa connaissance l'auteur des faits, un Français âgé de 69 ans, n'appartenait pas ou n'avait pas appartenu à un groupuscule identitaire d'extrême droite, notamment l'un de ceux dissous ces derniers mois comme Génération identitaire.

Protection accrue

Gérald Darmanin a également indiqué à la presse que la communauté kurde ferait l'objet d'une vigilance accrue partout sur le territoire. "J'ai demandé à tous les services de police et de gendarmerie à Paris et partout sur le territoire de protéger les lieux où se réunit la communauté kurde mais aussi les emprises diplomatiques turques", a-t-il déclaré. "Je vais présider ce soir une réunion spécifique pour regarder les menaces éventuelles et complémentaires que pourrait connaitre la communauté kurde", a-t-il ajouté, précisant qu'à ce stade "nous n'avons pas de signalement particulier".

Aussi, "nous avons décidé, à la demande du président de la République et de la Première ministre, de permettre à ceux qui veulent manifester de le faire dans les meilleures conditions possibles", a indiqué le ministre de l'Intérieur. "Nous n'oublions pas qu'il y a dix ans des femmes kurdes ont été assassinées et que ce triste anniversaire devait être commémoré par les Kurdes. Evidemment, nous permettrons leur sécurité pour ces manifestations, aujourd'hui ou au début du mois de janvier."


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