VIDÉO - "De l'action, de l'action, de l'action" : le jour où Gabriel Attal a pris les rênes de son gouvernement

Publié le 11 janvier 2024 à 22h35

Source : JT 20h Semaine

Premier ministre depuis deux jours, Gabriel Attal a accordé ce jeudi sa première interview au 20H de TF1.
Le chef du gouvernement est revenu sur sa composition, resserrée, avec onze ministres de plein exercice.
Il martèle une promesse "d'action" pour obtenir "des résultats".

Une journée marathon. Deux jours après sa nomination à Matignon, le Premier ministre Gabriel Attal a connu ce jeudi sa première interview au 20H de TF1 en tant que chef du gouvernement. L'occasion pour lui de revenir sur la composition du gouvernement, annoncée quelques minutes plus tôt par le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler. Autour de Gabriel Attal, figurent 11 ministres de plein exercice. Un "faible nombre", se félicite le Premier ministre sur TF1 (voir vidéo en tête de cet article), qui insiste sur la "sobriété" des nominations. Son objectif ? Un gouvernement "d'action, d'action, d'action", pour obtenir "des résultats, des résultats, des résultats".

Parmi ces 11 ministres de plein exercice, dont les noms ont été connus au fil de la journée, Emmanuel Macron et Gabriel Attal n'ont pas révolutionné la composition. Neuf d'entre eux figuraient déjà dans le précédent gouvernement, auxquels il faut ajouter Stéphane Séjourné, chef du parti présidentiel, et surtout Rachida Dati.

La maire du 7ᵉ arrondissement de Paris, qui n'a pas toujours été tendre avec Emmanuel Macron et vient d'être exclue des Républicains, a été nommée ministre de la Culture. "J'en suis très heureux", se réjouit Gabriel Attal, qui la qualifie de "femme d'engagement et d'énergie." Et ce, malgré sa mise en examen pour "corruption" et "trafic d'influence". "Une mise en examen n'est pas une condamnation", balaie-t-il. "Cela ne signifie pas une culpabilité."

Je ne suis pas là pour demander aux ministres la carte de leur parti politique
Gabriel Attal, Premier ministre, sur TF1

Les poids lourds, comme Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, eux, conservent un portefeuille qu'ils occupent depuis 2017, quand Gabriel Attal n'était même pas ministre. Mais n'y voyez pas un manque de légitimité du Premier ministre, leur nouveau supérieur hiérarchique. "Nous sommes une équipe", pointe le chef du gouvernement. "L'important est d'agir. Ce qui m'obsède est d'être au rendez-vous de la mission confiée. Quand on voit l'urgence et les défis, on ne se pose pas ces questions."

"Agir" pour "prendre des décisions" conformes au "projet du président de la République", voilà le cap répété par Gabriel Attal. Avec un virage à droite, puisque le gouvernement semble pencher du côté droit de l'échiquier politique ? Non, insiste le Premier ministre, qui a multiplié ces derniers jours les rendez-vous avec Emmanuel Macron pour composer le gouvernement. "Je ne suis pas là pour demander aux ministres la carte de leur parti politique", répond celui qui préfère "des femmes et des hommes qui ont envie de répondre aux problèmes des Français." "Certains ont une sensibilité de droite et certains de gauche", mais veulent "agir résolument pour la réussite de leur pays."

Emmanuel Macron considère que je suis la bonne personne, au bon endroit, au bon moment
Gabriel Attal, Premier ministre, sur TF1

S'il a dévoilé sa méthode - "dire la vérité, être lucide sur le constat, prendre des décisions et les appliquer" - et insisté sur ses priorités - les classes moyennes, la sécurité, l'école "assurance-vie de la République", ou encore la lutte contre le réchauffement climatique -, Gabriel Attal ne rentre pas encore dans les détails de sa future action. Une taxe supplémentaire de 10% sur l'électricité sera-t-elle appliquée au 1ᵉʳ février ? Pas de réponse du chef du gouvernement, qui répète simplement ne pas vouloir "mentir aux Français" en faisant croire à de "l'argent magique", et renvoie à son discours de politique générale devant le Parlement prévu dans les prochains jours.

La promesse du président de la République de baisser les impôts des classes moyennes de deux milliards d'euros, elle, sera tenue. "Nous serons au rendez-vous de son engagement", assure Gabriel Attal, afin de protéger "les Français qui travaillent et sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités."

Des responsabilités, le nouveau Premier ministre, populaire dans l'opinion depuis son bref passage à l'Éducation nationale, va en avoir beaucoup plus. Mais il le jure : Emmanuel Macron ne l'a pas placé à ce poste pour ses bons résultats auprès de l'opinion. "Il me nomme parce qu'il considère que je suis la bonne personne, au bon endroit, au bon moment, pour cette mission", lance Gabriel Attal, bien décidé à "s'engager pour répondre aux attentes de nos concitoyens."

Un discours de nouveau Premier ministre... et de futur candidat à l'élection présidentielle en 2027, quand Emmanuel Macron ne pourra plus se représenter ? "Ce n'est pas le sujet", repousse Gabriel Attal. "Ce qui m'intéresse, c'est 2024, les semaines et mois qui viennent. De l'action, de l'action, de l'action."


Idèr NABILI

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