"Économie de guerre" : Macron à Bergerac pour relancer la production de poudre pour obus

par I.N avec AFP
Publié le 11 avril 2024 à 7h39

Source : JT 20h WE

Emmanuel Macron va poser ce jeudi la première pierre d'une usine de production de poudre pour les obus à Bergerac (Dordogne).
Un moyen pour la France de renforcer sa souveraineté en créant des capacités de production nationales.

La première pierre de l'économie de guerre. Le président de la République Emmanuel Macron va poser ce jeudi matin la première pierre d'une usine de production de poudre propulsive pour les obus à Bergerac (Dordogne), symbole de "l'économie de guerre" qu'il appelle de ses vœux pour répondre plus vite aux besoins de l'Ukraine. Le chef de l'État, accompagné des ministres de l'Économie Bruno Le Maire et des Armées Sébastien Lecornu, rencontrera également les dirigeants de l'industrie française de l'armement, a annoncé l'Élysée.

Pas de livraison à l'Ukraine avant "le premier semestre 2025"

Lors de ses vœux aux Armées en janvier à Cherbourg (Manche), Emmanuel Macron a fustigé la "forme d'engourdissement satisfait" qui avait gagné le secteur avant l'invasion de l'Ukraine et réclamé des délais de production plus resserrés. La France veut ainsi renforcer sa souveraineté en créant des capacités de production nationales afin de moins dépendre des aléas à l'étranger. Le site du groupe français Eurenco à Bergerac est à cet égard emblématique avec un "retour de capacités de production en France", a souligné l'Élysée.

Héritier de la Société nationale des poudres et explosifs, Eurenco fabriquait de la poudre propulsive, composant essentiel de l'artillerie, depuis 1915 à Bergerac. Mais les capacités de production ont été démantelées en 2007. L'usine de Bergerac va de nouveau produire 1200 tonnes de poudre par an. La production démarrera au "premier trimestre 2025" et les premières charges propulsives arriveront en Ukraine au "premier semestre 2025".

Eurenco, créé en 2004 et détenu par l'État, est le leader européen des poudres et explosifs avec des sites en France (Bergerac et Sorgues), en Suède, en Belgique et aux États-Unis. Ses poudres, propulsives ou explosives, entrent dans l'ensemble des munitions françaises et beaucoup d'européennes, bombes, têtes de missiles et de torpilles, obus ou munitions de moyen calibre, a précisé l'Élysée. Répondant à la forte demande suscitée par la guerre en Ukraine, Eurenco va investir près de 500 millions d'euros entre 2024 et 2026 pour multiplier par dix sa production de poudres de gros calibre.


I.N avec AFP

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