"Macron a fait le choix de l'escalade" : une partie de l'opposition dénonce la livraison de missiles à l'Ukraine

par J.F
Publié le 11 juillet 2023 à 17h45

Source : TF1 Info

La France a livré des missiles longues portées Scalp à l'Ukraine, a annoncé Emmanuel Macron ce mardi matin.
L'extrême droite accuse le président d'avoir "fait le choix de l'escalade".
Nicolas Dupont-Aignan estime carrément qu'il a déclaré la guerre à la Russie.

Les premiers sont déjà sur place. Ce mardi matin, à son arrivée à Vilnius pour le sommet de l'Otan, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait livrer des missiles longue portée Scalp à l'Ukraine. Lancés depuis les airs, ils ont la capacité d'atteindre des zones dans l'est de l'Ukraine contrôlées par les forces russes. Mais le Kremlin a estimé que leur livraison était une "erreur" qui va forcer la Russie à prendre des "contre-mesures" dans le conflit en Ukraine. Et en France, l'opposition ne voit pas non plus un bon œil cette prise de décision du chef de l'État.

"Nous nous éloignons encore un peu plus de ce rôle"

"Emmanuel Macron a fait le choix de l'escalade", a dénoncé Marine Le Pen, la cheffe des députés Rassemblement national, depuis l'Assemblée nationale. "La France doit agir comme puissance de médiation. (...) En fournissant des missiles longue portée à Kiev, nous nous éloignons encore un peu plus de ce rôle", a également dénoncé le député Laurent Jacobelli dans un communiqué. "La position du Rassemblement National est claire : la France ne doit pas devenir un co-belligérant, nous devons nous limiter à la livraison d’armes défensives et tout mettre en œuvre pour qu’une conférence de paix intervienne au plus vite."

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) estime qu'en prenant cette décision, le chef de l'État a déclaré la guerre à la Russie et enfreint l'article 35 de la Constitution qui l'oblige à la faire autoriser par le Parlement. "En livrant des missiles longue portée Scalp à l'Ukraine, Macron prend le risque d'une guerre directe avec la Russie et doit donc informer le Parlement puis demander son autorisation", a-t-il expliqué sur Twitter.

Le patron des socialistes Olivier Faure a réclamé pour sa part un débat au Parlement sur ce sujet. 


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