La Nupes, l'alliance de gauche à l'Assemblée nationale

VIDÉO - "Il n’y a pas de raison objective pour qu’il y ait une dissolution", affirme Louis Aliot (RN) sur LCI

par Maëlane LOAËC
Publié le 30 octobre 2022 à 15h06
JT Perso

Source : TF1 Info

Les députés du RN ont rallié lundi une motion de censure déposée par l'alliance de gauche.
Dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le vice-président du parti a salué ce choix, estimant que ses collègues devaient voter une motion "quelle qu'elle soit".
Prônant la "stabilité", il a jugé par ailleurs qu'une dissolution de l'Assemblée ne sera pas un "bon" choix.

Le coup de théâtre avait plongé dans l'embarras les députés de l'alliance de gauche : lundi, les élus du Rassemblement National à l'Assemblée ont décidé de voter la motion de censure déclenchée par la Nupes contre le gouvernement. Un choix justifié aux yeux de Louis Aliot, vice-président du RN, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 30 octobre. "Il faut être pragmatique en politique et pas idéologique, ça conduit à la ruine et la fracture", a-t-il plaidé. Quant à une possible dissolution de l'hémicycle, menace brandie par l'exécutif, il dit ne pas la craindre, mais ne pas la souhaiter pour autant, au nom de la "stabilité".

"Les Français ne sont pas dans des cases"

Sur le plateau, le maire de Perpignan a salué le ralliement inattendu de son parti d'extrême droite à la motion de censure de la Nupes. "Je pense que ce gouvernement et sa politique sont critiquables, et qu'une motion de censure, quelle qu'elle soit, nous nous devions de la voter", a-t-il argué, s'en prenant au passage à ses "adversaires de gauche", qui n'ont pas voté les motions du RN, "pour des considérations purement politiciennes et idéologiques" selon lui. 

"Dans les conseils régionaux et départementaux, ou même les mairies, il nous arrive de voter avec la France Insoumise, le Parti socialiste ou même Les Républicains, parce que tout n'est pas à jeter dans l'ensemble des formations politiques", a développé l'édile. À l'Assemblée Nationale, "on s'est déjà entendu sur des amendements, ça ne me gêne pas", a poursuivi le candidat à la présidence du RN, affirmant que "les Français ne sont pas dans des cases" et espèrent seulement "qu'on change leur quotidien", que les propositions viennent "de la droite ou de la gauche"

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Louis Aliot a tout de même martelé que le RN ne porte "pas du tout le même combat avec LFI", séparé par une "fracture sociale et identitaire", à l'heure où la Macronie accuse son parti de "collusion" avec les adversaires de la Nupes. "Nous défendons les classes populaires et moyennes", tandis que les Insoumis bénéficient d'un "autre vote, de gens de classe supérieure, quelques fois privilégiés" et sont "totalement dans l'islamogauchisme et la défense à outrance de l'immigration incontrôlée", a-t-il lancé.

Sur le projet de réforme des retraites du gouvernement par exemple, il ne sera "pas question de s'allier avec la Nupes" puisque leurs propositions sont différentes, mais "sur la dénonciation du projet du gouvernement, très certainement, il y aura des oppositions multiples, de gauche et de droite", a convenu le maire de Perpignan.  

"Pas de raison objective" pour une dissolution

Des oppositions qui pourraient mener l'exécutif à déclencher la dissolution de l'Assemblée. "S’il y a une alliance pour faire tomber le gouvernement de la part de groupes qui ne peuvent pas gouverner ensemble, revenir aux urnes peut être un chemin", a mis en garde à nouveau la Première ministre samedi dans un entretien au journal portugais Publico. Une perspective que ne "souhaite pas" Louis Aliot : "il n’y a pas de raison objective pour qu’il y ait une dissolution", a-t-il estimé. 

"Moi, je préfère la stabilité dans les régimes politiques, on ne sait jamais ce que vote le peuple", a-t-il poursuivi, disant ne pas "redouter" une telle issue, mais jugeant que ce choix "ne serait pas bon". "Elle peut venir et très certainement, elle viendra, et là en revanche, il faut que le RN soit prêt parce qu'il aura beaucoup plus de députés qu'il n'a eu au mois de juin", à savoir 89 sièges, une percée inattendue, a-t-il toutefois assuré. "Si le gouvernement veut aller à la dissolution, à l’élection, nous irons à l'élection."


Maëlane LOAËC

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