VIDÉO - Interpellée sur l'école privée à l'Assemblée, Amélie Oudéa-Castéra dénonce "une guerre d'un autre âge"

par V. F
Publié le 6 février 2024 à 17h07

Source : TF1 Info

La ministre de l'Éducation, Amélie Oudéa-Castéra, dont le maintien rue de Grenelle est incertain, affronte une nouvelle grève ce mardi des enseignants.
À l'Assemblée nationale, elle s'est défendue en réponse à un député socialiste l'accusant de soutenir "l'école payante réservée à une caste et aux beaux quartiers".

La ministre de l'Éducation nationale et des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, est de plus en plus chahutée, alors que son maintien rue de Grenelle est incertain dans le cadre du remaniement à venir. Ce mardi après-midi, elle a ainsi été directement visée à l'Assemblée nationale par le député PS du Calvados Arthur Delaporte qui l'accuse, comme d'autres, d'avoir fait la promotion de l'école privée aux dépens du public. 

Une "guerre d'un autre âge"

"Monsieur le Premier ministre, vous avez promis d'apporter la cause de l'école à Matignon. Mais de quelle école parlez-vous ? Celle de l'école publique, gratuite, laïque et obligatoire, ou celle de l'école payante réservée à une caste et aux beaux quartiers", a-t-il lancé en préambule, avant de poursuivre sa diatribe : "Celle du libre choix de son orientation ? Ou celle de Parcoursup contournée ? Celle d'un enseignant devant chaque classe ou celle à laquelle on supprime 6500 postes depuis 2017 ?..." 

Et de conclure : "Partout en France, les revendications sont les mêmes. Aujourd'hui, comme jeudi dernier, des dizaines de milliers d'enseignants sont dans la rue et scandent en chœur 'Amélie Oudéa-Castéra Démission !' Monsieur le Premier ministre, écoutez-les pour une fois". 

Appelée à lui répondre, la ministre de l'Éducation nationale a affirmé devant les députés qu'opposer école publique et privée était une "guerre d'un autre âge". "La guerre scolaire, c'est vous qui la ravivez", a-t-elle affirmé au député PS sous les chahuts de certains députés criant "François Bayrou" — le président du MoDem étant pressenti pour la remplacer

Amélie Oudéa-Castéra a ensuite détaillé son action pour que l'école privée soit "au rendez-vous de ses obligations en matière pédagogique, en matière financière, en matière administrative", soulignant "la mobilisation de 60 effectifs d'inspections supplémentaires" pour s'en assurer. "Cela veut dire aussi un meilleur suivi sur les conditions d'accès aux établissements privés. Ça veut dire plus de transparence sur ces conditions d'accès. Ça veut dire une amélioration du taux de boursiers. C'est tout ce dispositif-là dont nous voulons nous assurer de l'effectif mis en œuvre parce que nous voulons faire réussir toutes les écoles de ce pays", a-t-elle ajouté.

Alors qu'Amélie Oudéa-Castéra fait face à une nouvelle grève des enseignants ce mardi, elle a été interrogée à trois autres reprises au cours de cette séance de questions au gouvernement. Interpellée par le député RN Roger Chudeau, la ministre a semblé se projeter dans ses fonctions. "Je m'engage à les mettre en œuvre pleinement", a-t-elle déclaré en référence aux engagements du plan France Ruralité sur l'école. 

Confrontée à des polémiques à répétition depuis sa nomination le 11 janvier, Amélie Oudéa-Castéra devait aussi répondre ce mardi aux questions des députés de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale sur son action.


V. F

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