L'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire

"Je n’ai pas la main qui tremble sur les questions de laïcité", martèle Pap Ndiaye sur LCI

CQ
Publié le 16 octobre 2022 à 14h15
JT Perso

Source : Le Grand Jury

Deux ans après l’assassinat de Samuel Paty, le ministre de l’Éducation était l’invité du Grand Jury.
Il a adressé un message de fermeté, réitérant son attachement à la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école.

Tandis que la France commémore ce week-end le deuxième anniversaire de l'assassinat de Samuel Paty, professeur décapité le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, le ministre de l’Éducation nationale était l’invité du Grand-Jury LCI-RTL-Le Figaro. Et c’est "un message de fermeté" envers les atteintes à la laïcité à l’école que Pap Ndiaye a voulu adresser. Répétant par deux fois ne pas avoir "la main qui tremble sur les questions de laïcité", ce dernier a reconnu que le travail était encore long, et notamment sur les réseaux sociaux. 

"Le plus important, c'est le dialogue"

À l’instar de ce qu’il s’est passé pour Samuel Paty, des campagnes de dénigrement et de haine peuvent s’organiser en ligne à partir d’un événement isolé en classe ou dans l’enceinte de l’école. "Les réseaux sociaux ont une grande responsabilité, on trouve des défis, des activistes au travail, mais les possibilités d’action juridique sont faibles car il y a l’anonymat et la liberté d’expression", a admis le ministre de l’Éducation nationale. "On ne peut pas laisser le terrain des réseaux sociaux à ceux qui veulent du mal à l’école. Il faut qu’on soit plus offensif sur les réseaux sociaux, avec des contre messages pour ne pas laisser ce terrain." Depuis l’assassinat du professeur, une première traduction dans la loi s’est manifestée dans la loi contre le séparatisme, avec un nouveau délit créé pour punir les auteurs de campagnes haineuses sur Internet. 

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"Je peux vous dire à quel point le traumatisme reste fort", a d’ailleurs confié Pap Ndiaye à propos de Samuel Paty, après lui avoir rendu hommage samedi 15 octobre, à La Sorbonne à Paris. "Son propre assassinat nous oblige à réaffirmer l’importance de la laïcité, de la libre expression et de l’école." 

Le ministre a également redit son attachement à la loi de 2004, sur l’interdiction du port de tenues ou de signes religieux dans les établissements scolaires, de l’école jusqu’au lycée, qu’il s’agit de faire "appliquer". De manière plus générale, Pap Ndiaye a rassuré, évoquant des "situations" qui "se règlent convenablement", avec "des remontées au niveau des ministères". Ce dernier n’a pas exclu la possibilité de "sanctionner les élèves" qui ne respecteraient pas la loi, des sanctions pouvant "aller jusqu’à l’exclusion". "Mais le plus important, c'est le dialogue", a-t-il fini par conclure.


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