Le député LFI Eric Coquerel a dénoncé ce lundi matin sur TF1 les convocations pour apologie du terrorisme de Mathilde Panot et Rima Hassan.
"Le problème surtout, c'est qu'il y ait des interdictions aujourd'hui qui soient faites à des forces politiques de défendre la cause du peuple palestinien et de dénoncer le génocide. Et moi ça me fait penser au maccarthysme", a ajouté le président de la commission des Finances de l'Assemblée.

"Vous ne trouvez  pas ça incroyable que pour un communiqué d'un groupe, on soit accusés d'apologie du terrorisme ?", a réagi le député LFI Eric Coquerel ce lundi matin sur TF1, à la veille de l'audition par la police de Mathilde Panot et Rima Hassan pour apologie du terrorisme. "Vous trouvez normal qu'aujourd'hui, par rapport à une opinion politique, qui n'est peut-être pas celle que monsieur Nétanyahou souhaite, qui n'est peut-être pas celle que le gouvernement souhaite, on se retrouve devant la justice ?", a poursuivi le président de la commission des finances de l'Assemblée, alors que la cheffe du groupe LFI et la candidate aux européennes ne sont pas traduites en justice, mais seront entendues par la police ce mardi.

La liberté d'expression de LFI bafouée ?

Mathilde Panot est convoquée pour s'expliquer sur un communiqué publié par son groupe parlementaire le 7 octobre, qui mettait en parallèle l'attaque du Hamas, décrite comme "une offensive armée de forces palestiniennes", et "l'intensification de la politique d'occupation israélienne" dans les territoires palestiniens. Rima Hassan, activiste franco-palestinienne, est convoquée pour des propos tenus entre le 5 novembre et le 1ᵉʳ décembre. Elles organisent un rassemblement pour la liberté d'expression mardi à 8h30 Porte de Clichy à Paris, avant leurs auditions.

Eric Coquerel a, lui aussi, laissé entendre sur TF1 que la liberté d'expression de son mouvement politique, très engagé en faveur des Palestiniens, était bafouée. Il a fait état, récemment, d'"interdictions de manifestations", d'"interdictions de meetings" et de "gens attaqués". Des références à l'annulation d'une conférence de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan à Lille pour troubles à l'ordre public, et à la plainte visant le leader insoumis pour injure publique après avoir dressé un parallèle entre le président de l’université de Lille et un criminel de guerre nazi.

"Le problème surtout, c'est qu'il y ait des interdictions aujourd'hui qui soient faites à des forces politiques, des syndicalistes, de défendre la cause du peuple palestinien et de dénoncer le génocide. Et moi ça me fait penser au maccarthysme", a déclaré le député LFI. "Le maccarthysme, c'était d'attaquer des gens pour un ennemi intérieur, le communisme à l'époque, et depuis que monsieur Nétanyahou a camouflé un conflit colonial en guerre de religion, c'est l'arabo-musulman et aujourd'hui c'est le Palestinien. J'appelle tous les démocrates à se mobiliser par rapport à ça." "L'antisémitisme, ce n'est pas le fait de défendre les droits du peuple palestinien", a-t-il ajouté, balayant les accusations qui visent son parti. 


J.F.

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info