La réforme des retraites entre dans la dernière ligne droite : le gouvernement va tenter de faire adopter son projet par le Parlement.
Un processus très encadré qui se concentre sur deux jours, ces mercredi et jeudi.

Mercredi matin, au premier étage du Palais-Bourbon, se jouera l'épilogue de quatre semaines de discussions sur la réforme des retraites. Autour de la table, les représentants de la commission mixte paritaire : sept députés, sept sénateurs, de la majorité et de l'opposition, choisis par leur groupe politique et représentatifs du poids de chaque partie au Parlement. C'est à eux de s'accorder sur un texte commun. "Ce n'est pas public, ce n'est pas retransmis. C'est une espèce de conciliabule, un huis-clos, il n'y a pas de membre du gouvernement dedans, ils peuvent comme ça discuter très librement", explique Mélody Mock-Gruet, docteure en droit public et co-autrice du livre Le petit guide de l'amendement (éditions Pepper/L'Harmattan).

Des tractations sont à prévoir, autour des régimes spéciaux, du CDI senior ou des carrières longues. Avec cinq membres de la majorité, et cinq républicains et centristes, ils sont dix sur quatorze à être pour cette réforme des retraites. "Il suffit d'une disposition où ils ne soient pas d'accord pour que ça échoue, mais la composition me fait pencher plutôt pour quelque chose de positif", poursuit  Mélody Mock-Gruet.

Il faut s'attendre à des heures de discussion, pendant que les manifestants descendront une huitième fois dans la rue. En cas d'accord, la deuxième étape se déroulera le lendemain, jeudi, avec vote solennel à 9 heures au Sénat, puis à 15 heures à l'Assemblée nationale. Le gouvernement doit recueillir la majorité. Reste une incertitude : peut-il compter sur un nombre de voix suffisantes pour faire voter le texte, ou devra-t-il passer par le 49.3 ?


La rédaction de TF1 | Reportage Alison Tassin, Régis Roiné

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