Alors que la place d'Elisabeth Borne à la tête du gouvernement est fragilisée, la question de sa succession se pose.
Si François Bayrou aurait "aimé assurer ce rôle", il se dit "hors-jeu".
Invité du Grand Jury ce dimanche 18 juin, le parton du MoDem pointe le "procès injuste et infondé" contre son groupe, qui le disqualifie.

Qui pour prendre la suite à Matignon ? Alors que la place d'Elisabeth Borne à la tête du gouvernement est fragilisée, près de deux tiers des Français souhaitant sa démission, la question de sa succession se pose. Si François Bayrou aurait "aimé assurer ce rôle", il se dit "hors-jeu". Invité du Grand Jury ce dimanche 18 juin, le parton du MoDem pointe le "procès injuste et infondé des prétendus assistants parlementaires européens" contre son groupe, qui le disqualifie. 

Le maire de Pau et d'autres responsables de son parti seront jugés à l'automne prochain pour complicité de détournements de fonds publics européens, entre juin 2005 et janvier 2017, ce qu'ils démentent fermement. Ils sont soupçonnés d'avoir utilisé des fonds européens pour embaucher des assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé, au moins partiellement, pour le parti.

"On ne pourra pas me soupçonner de parler pour des raisons personnelles ou égoïstes"

Ce procès "m'empêche d'être dans cette course" explique François Bayrou sur LCI. "Je suis assez préoccupé par la situation du pays pour vous dire que j’aurais aimé assurer ce rôle, cette mission et cette responsabilité. Mais, je suis hors-jeu", regrette-t-il, soulignant que la décision d'un éventuel remaniement revient au président de la République. Pour autant, l'élu centriste ne se considère pas dans une impasse. Cette exclusion d'office est "mieux", car elle lui permet de "parler", selon lui. "On ne pourra pas me soupçonner de parler pour des raisons personnelles ou égoïstes", avance-t-il. 

Dans un contexte d'absence de majorité présidentielle à l'Assemblée, il y a "des progrès possibles" à réaliser dans l'équipe gouvernementale, concède François Bayrou. "Je suis pour un président fort, un gouvernement fort et un Parlement fort", résume-t-il, précisant soutenir un Premier ministre avec une "autonomie par rapport au président de la République", ainsi qu'une "entente profonde" avec le chef de l'État. 

Comme il l'avait déjà exprimé cette semaine, François Bayrou se dit en outre "opposé au virage à droite comme à gauche", alors qu'une partie du camp macroniste pousse en faveur d'un accord avec Les Républicains.  "Je trouve bienvenu qu'il y ait une droite républicaine qui essaie de se reconstruire" et "estimable le travail qui est fait sur les idées" par le patron de LR, Eric Ciotti, selon lui. "Mais l'idée que LR, élu dans l'opposition, abandonnerait ses positions pour entrer dans la majorité, c'est une idée à laquelle je ne crois pas", ajoute-t-il. 


S.M

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