Invité de LCI ce lundi, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve s'est félicité de la marche contre l'antisémitisme, qui a réuni 105.000 personnes dimanche à Paris.
L'ex-chef du gouvernement a toutefois fustigé l'absence des Insoumis, en raison notamment de la présence du RN.
"Ce qui participe à la banalisation du RN, ce sont les propos outranciers et ambigus", a-t-il dénoncé.

Il faisait partie de la tête de cortège qui a défilé dimanche 12 novembre. L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a participé à la marche contre l'antisémitisme à Paris, organisée en raison de la hausse des actes antisémites dans le pays depuis le 7 octobre et l'attaque du Hamas contre Israël. Une marche à laquelle l'ensemble des partis politiques ont participé, à l'exception de La France insoumise, qui a refusé de s'y joindre notamment en raison de la présence du Rassemblement national.

La France insoumise n'est pas à la gauche : c'est un extrémisme.
Bernard Cazeneuve sur LCI

Une présence également rejetée par Bernard Cazeneuve. "Dans l'origine de l'antisémitisme en France, il y a aussi tout ce que l'extrême droite a porté d'hostilité et de haine des juifs", rappelle l'ancien Premier ministre sur LCI (voir vidéo en tête de cet article). "Le RN a largement porté, dans l'histoire de notre pays, cette haine des juifs. Compte tenu des propos tenus par son fondateur, Jean-Marie Le Pen, ce parti n'est pas le plus légitime à venir manifester son attachement à la fraternité républicaine."

Toutefois, l'ex-chef du gouvernement se réjouit de la "force incroyable" née de cette marche. "Il y avait beaucoup de monde et une très grande dignité afin de dire l'attachement à la République", se réjouit-il, avant de tacler les Insoumis. "Tous ceux qui ne sont pas venus manifester au motif que le RN participait à cette manifestation auraient été bien inspirés de venir massivement pour faire oublier la présence de ceux dont ils redoutaient qu'on les voie trop", affirme celui qui fut aussi ministre de l'Intérieur. "La meilleure manière, ce n'est pas d'engendrer des polémiques dérisoires et minables, c'est de faire en sorte que par la force du rassemblement, la présence que l'on voudrait faire oublier apparaisse comme dérisoire."

"Ce qui participe à la banalisation du Front national (devenu Rassemblement national, ndlr) et le met en situation de respectabilité qu'il ne mérite pas, ce sont les outrances et l'incapacité de tous ceux qui ont une expression publique", a encore fustigé Bernard Cazeneuve, appelant le parti de Jean-Luc Mélenchon à "ne pas abaisser la politique", ni "l'abimer par des propos outranciers et ambigus." Il a également refusé de positionner LFI à gauche de l'échiquier politique. "La France insoumise n'est pas à la gauche : c'est un extrémisme qui se fonde sur un mépris des Français."


I.N

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