VIDÉO - "Je ne songe pas à démissionner", assure Amélie Oudéa-Castéra sur TF1

par M.G
Publié le 2 février 2024 à 9h35

Source : TF1 Info

Invitée de "Bonjour ! La Matinale TF1", Amélie Oudéa-Castéra ne compte pas renoncer à son poste au ministère de l'Éducation nationale.
L'ancienne joueuse de tennis souhaite "contribuer à la réussite de l'école", après avoir été au cœur de plusieurs polémiques.

Pressentie sur la sellette après plusieurs semaines de polémiques, Amélie Oudéa-Castéra n'est pas prête à tourner la page. "Je ne songe pas à démissionner. Je veux contribuer à la réussite de l'école parce que je pense que j'ai beaucoup de choses à apporter", assure-t-elle sur le plateau de "Bonjour ! La Matinale de TF1". "Ni le président de la République ni le Premier ministre ne sont dans les états d'âme. Ce qu'ils veulent, ce sont des ministres qui savent ce qu'ils ont à faire et qui bossent pour le faire. Rien n'est garanti pour personne", reconnaît-elle tout de même. "Je ne suis pas indifférente (aux critiques). (Elles) me touchent, mais cela renforce encore ma détermination à me mettre au service de l'école et de la réussite de tous les élèves de ce pays", ajoute-t-elle. 

"Le début n'a pas été bon, bien évidemment", souligne la ministre de l'Éducation nationale et des Sports au lendemain de la grève qui a mobilisé près d'un enseignant sur cinq, "mais ce qu'il faut regarder, c'est la manière dont j'ai commencé à avancer depuis trois semaines, en rencontrant l'intégralité des organisations syndicales, en intervenant devant le Conseil supérieur de l'éducation, en détaillant toute ma feuille de route, en allant sur le terrain à la rencontre des enseignants". "Je me suis excusée. Je me suis expliquée. Maintenant, avançons", appelle-t-elle, se disant "à l'écoute et dans le dialogue"

Attractivité de la profession et groupes de niveau

Sur le fond, l'ancienne joueuse de tennis estime que la mise en place de groupes de niveau en classe de sixième et cinquième, à partir de la rentrée prochaine, va "remettre de l'exigence à tous les étages" et "remettre en marche l'ascenseur scolaire". Selon elle, les disparités territoriales concernant ce dispositif seront minimisées par la "relocation de la 26ᵉ heure" et "la création de 830 postes ETP (équivalent temps plein) dans les établissements avec des difficultés plus fortes"

Par ailleurs, Amélie Oudéa-Castéra fait du "chantier de la résolution de la crise des recrutements et de l'attractivité des carrières" une "priorité". "Je suis déjà au travail pour revoir les conditions de recrutement et la formation initiale. Je veux aussi travailler sur les déroulés de carrière, notamment la perte d'attractivité des milieux de carrière pour les enseignants", détaille-t-elle. Enfin, "je veux me mobiliser pour l'ensemble des métiers qui font le service public de l'éducation, à commencer par les infirmières scolaires et les AESH", indique-t-elle. 

Pour rappel, plusieurs polémiques ont émaillé l'arrivée d'"AOC" rue de Grenelle, aiguisant le mécontentement d’une profession déjà sur les dents depuis plusieurs années. 


M.G

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