De nouvelles violences urbaines ont éclaté dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 juin, deux jours après la mort de Nahel, tué par un policier.
Invité de LCI, au lendemain de ce regain de tensions, le président du Sénat, Gérard Larcher, a condamné des violences "injustifiables".
Il a appelé à une réponse ferme "vis-à-vis de ces émeutiers".

Tramway calciné, commissariats attaqués, mairies incendiées... Au lendemain de la mort de Nahel, tué à 17 ans par arme à feu lors d'un contrôle de police à Nanterre, les scènes de violences urbaines se sont répétées, pour la deuxième nuit d'affilée, dans plusieurs quartiers populaires de l'Hexagone. En ouverture de la cellule interministérielle de crise, qu'il a convoqué en urgence au ministère de l'Intérieur après une nouvelle nuit d'embrasement, le président Emmanuel Macron a dénoncé, jeudi 29 juin, "des scènes de violences" contre "les institutions et la République" qui sont "absolument injustifiables"

Une condamnation à laquelle se joint Gérard Larcher. "Ce sont des symboles de la République qui sont touchés. C'est injustifiable", a tonné le président du Sénat, invité d'Adrien Gindre sur LCI, rappelant que "l'État de droit doit être un principe fondamental en démocratie". "Ces émeutes, quelque part, touchent à l'essentiel de ce qu'est une République", s'est-il ému.

Il règne une atmosphère absolument délétère
Gérard Larcher, président LR du Sénat

"Je pense à ces communes en proie aux émeutes. Je sais qu'à Argenteuil, à Cergy-Pontoise... ont eu lieu un certain nombre d'exactions, de destructions de bâtiments publics. Il règne une atmosphère absolument délétère", a déploré le sénateur LR des Yvelines, où la nuit a été de nouveau émaillée de violences. "Ce que je constate, c'est qu'un certain nombre de ces quartiers sont trop souvent hors la République", a-t-il dénoncé. "Nous avons à faire respecter la loi, à continuer ces politiques d'intégration et d'éducation. Je le dis, les violences, les émeutes, sont inacceptables. Elles devront être réprimées de la manière la plus claire qu'il soit. (...) Il faudra que les actions nécessaires soient menées et que la justice s'exprime vis-à-vis de ces émeutiers." 

Insistant, à plusieurs reprises, sur le "drame absolu" que représente la mort de Nahel, Gérard Larcher s'est gardé de se prononcer "avant les résultats de l'enquête". "J'ignore dans quelles conditions a eu lieu ce contrôle", a-t-il répondu, avec prudence. S'agit-il, selon lui, de faits "inexplicables" et "inexcusables", comme qualifiés par Emmanuel Macron ? "Inexplicable, c'est à l'enquête de l'expliquer. Inexcusable, c'est à la justice de le dire", a-t-il rétorqué. "Laissons l'enquête se dérouler, laissons le procureur s'exprimer, la justice faire son œuvre (...) et qu'ensemble, nous retrouvions cette part de sérénité douloureuse."


Y.R.

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