INTERVIEW - Invité ce mercredi sur LCI, le candidat à la présidentielle 2022 Nicolas Dupont-Aignan s'est dit "révolté" et "ébahi" par la volonté d'Emmanuel Macron d'"emmerder" les non-vaccinés "jusqu'au bout".

Comme de nombreux autres hommes et femmes de la classe politique, Nicolas Dupont-Aignan a fermement condamné ce mercredi sur LCI les propos d'Emmanuel Macron concernant les non-vaccinés dans un entretien au Parisien. "Je suis indigné, révolté, ébahi qu'un président de la République, dont la première des fonctions est d'incarner la Nation, ait décidé par cynisme, par démagogie, par calcul, de cibler des millions de Français et de s'en servir pour dresser une partie de ses concitoyens contre eux", affirme le président de Debout la France à Ruth Elkrief.

Selon le candidat à la présidentielle, qui se revendique non-vacciné, ne sont pas concernés par l'attaque du chef d'État seulement ceux qui refusent le vaccin, mais aussi ceux qui refuseront les futurs rappels. "Il faut bien savoir que ce qui est en cause ce n'est pas un vaccin, mais un abonnement", assure-t-il avant de démontrer via de nombreuses fausses informations l'inutilité du vaccin et l'existence d'effets secondaires "cachés".

C'est une stratégie de la peur
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle de 2022

S'il reconnaît cependant son efficacité pour "une certaine catégorie de population", à savoir les personnes présentant des comorbidités ou les personnes âgées, Nicolas Dupont-Aignan regrette que le gouvernement ait "tout misé sur le vaccin", qu'il considère comme "une réponse partielle" à la pandémie.

Il réclame que soit utilisée "toute la palette" des solutions pour vaincre la pandémie. "Le masque FFP2 pour les personnes âgées et fragiles, j'ai été le premier à le proposer il y a un an", dit le candidat. "J'ai également toujours dit qu'il fallait plus de recherche concernant les soins précoces dont font partie l'Ivermectineet l'hydroxichloroquine, etc. parce que ça marche dans certains pays (...) Si l'on soignait les gens il y aurait beaucoup moins de morts", ajoute-t-il en évoquant aussi l'importance des purificateurs d'air à l'école.

Pour Nicolas Dupont-Aignan, qui considère que "l'épidémie est surévaluée", il est clair que le gouvernement joue sur "une stratégie de la peur" en vue de l'élection présidentielle. "La vague Omicron n'entraîne pas d'augmentation d'hospitalisations", dit-il en citant les statistiques britanniques. "Il n'y a qu'en France où il y a cette psychose." "Regardez ce qui se passe en Suède, en Angleterre : pas de masque, la vie, pas plus d'hospitalisation... C'est une stratégie de la peur. Emmanuel Macron veut être réélu en faisant peur", assure-t-il.


C.A.

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