L’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie prendra fin ce soir à 20 h, heure de Paris.
Le 20H de TF1 fait le point sur ce que cela va changer pour les habitants alors que des barrages sont toujours en place et 480 renforts supplémentaires sont en route vers l'archipel.

Policiers et gendarmes entrent par dizaine dans un quartier du nord de Nouméa jusqu’alors inaccessible. L'un des plus gros barrages indépendantistes de Nouvelle-Calédonie est détruit. La fin annoncée de l'état d'urgence ne signifie pas la fin du travail des forces de l'ordre. Toute la journée de ce lundi, elles continuent de dégager les axes de circulation et de détruire les barrages dans les quartiers les plus sensibles autour de Nouméa."Cela ne change rien aux opérations de dégagement d'axes, C'est l'objectif, le retour à la normale", explique le Colonel du Rusquec, commandant d'un groupement de gendarmerie mobile de Nîmes (Gard).

S'ils lèvent l'état d'urgence et tout le reste en même temps, ça va être compliqué. On ne va plus du tout dormir.
Une habitante de Nouvelle-Calédonie

Dans les prochaines heures, 480 gendarmes doivent encore arriver sur l'île. Près de 4000 membres des forces de l'ordre seront alors mobilisés en Nouvelle-Calédonie. Dans le quartier de Kaméré, de nombreuses maisons ont été incendiées. Ce dimanche, la route a été dégagée. Et depuis, les gendarmes n'ont pas quitté les lieux. C'est une provocation, selon des jeunes kanaks. Les priver de leur barrage, c'est, selon eux, les priver de leur droit à exprimer leur colère. "C'est le seul moyen qu'on a pour mettre la pression et que l'État nous entende", confie l'un d'entre eux dans la vidéo du 13 H de TF1 en tête de cet article.

La levée de l’état d’urgence doit notamment permettre le dialogue entre émeutiers et élus, en levant par exemple  l'assignation à résidence de plusieurs figures indépendantistes. La présence désormais constante des gendarmes soulagent les habitants du quartier résidentiel, rassurés par le maintien du couvre-feu. "S'ils lèvent l'état d'urgence et tout le reste en même temps, ça va être compliqué. On ne va plus du tout dormir", déclare une habitante. La levée de l'état d'urgence ne met pas fin pour l’instant aux rationnements dans les commerces ou les stations services. Mais les Calédoniens espèrent qu’il s’agit d’une première étape vers la sortie de cette crise.


La rédaction de TF1 | Reportage Ignacio Bornacin, Sylvain Roland, Quentin Danjou

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