Emmanuel Macron arrivera ce mercredi soir en Nouvelle-Calédonie.
Le président se déplace pour renouer le dialogue et apaiser les tensions après neuf jours et nuits de violences.
Mais sur place la situation est contrastée avec à la fois des dégradations et des rassemblements pacifiques.

La route vient tout juste d'être dégagée et déjà, ce groupe de manifestants profite de l'absence de forces de l'ordre et reconstruit une barricade. "On est obligés de remettre le barrage. Le mot d'ordre est là : la lutte continue. La venue de Macron ne va rien changer", estime un militant. L'action de la police se poursuit. Ce mercredi matin, les autorités assurent que plus de 280 émeutiers ont été interpellés et plus de 90 barrages retirés depuis le début de la crise. Au-dessus des barricades, quelques drapeaux blancs et des messages de paix.

Réouverture de l'aéroport samedi

Dans ce quartier de Nouméa très secoué par les émeutes, certains habitants affichent leur espoir. Ils osent même un tout premier rassemblement pacifique. "Ce drapeau blanc porte une signification. C'est rassembler toutes les ethnies ici, on est en paix", confie un habitant.

Emmanuel Macron s'est envolé ce mardi soir pour Nouméa et devrait arriver la nuit prochaine. Quelques heures après l'annonce de son départ, une cyberattaque inédite est lancée contre le réseau internet calédonien. Elle est rapidement déjouée par les autorités. "On a eu ces attaques très majoritairement en provenance de Russie. Ce ne sont pas des hackers dans un garage. Le volume de connexion, en quelques secondes, montre qu'il s'agissait d'une attaque très organisée, pointe Christopher Gygès, membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. 

En parallèle, une centaine de touristes australiens bloqués sur l'île ont pu être évacués depuis ce mardi via des vols affrétés par leur gouvernement. Des opérations qui se prolongeront jusqu'à la réouverture de l'aéroport international prévue samedi.


La rédaction de TF1 | Reportage Elsa Assalit, Corinne Chevreton

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