En Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a rencontré la plupart des représentants politiques.
Et il l'a répété, il ne passera pas en force sur la réforme du corps électoral.
Sur quelles questions les uns et les autres vont maintenant tenter de s'entendre ?

Le président de la République est rentré à Paris après une visite qui aura duré 17 heures en Nouvelle-Calédonie. Sur place, Emmanuel Macron en fait la promesse. "Je m'engage à ne pas passer en force pour essayer, pendant quelques semaines, de redonner une chance à l'apaisement et au dialogue", affirme Emmanuel Macron, comme on peut l'entendre dans la vidéo ci-dessus. Sur quelle base peut reprendre ce dialogue ? Après onze jours d'émeute, les indépendantistes et les loyalistes doivent encore s'accorder sur la réforme du corps électoral.

Forte poussée démographique dans le sud

Habiter sur l'île depuis plus de dix ans suffira-t-il pour avoir le droit de vote ? Les loyalistes affirment être prêts à discuter. Autre sujet de friction, la réorganisation des pouvoirs sur l'île. La Nouvelle-Calédonie est divisée en trois provinces. Ces dernières années, la population a fortement augmenté dans le sud, qui concentre aujourd'hui 75% des habitants, en majorité d'origine européenne et loyalistes. Ces derniers voudraient donc revoir le nombre de sièges au Congrès, inchangé depuis 36 ans, où ils estiment que les Kanaks sont surreprésentés par rapport à leur poids démographique réel.

Un dernier point qui est tout aussi crucial pour l'apaisement social, celui de l'avenir de la filière du nickel. Principales sources de l'île, les mines subissent la concurrence indonésienne depuis une dizaine d'années. Or, un habitant sur cinq du "Caillou" travaille dans ce secteur. Pour sauver ces emplois, faut-il une intervention de l'État ? Les deux camps s'opposent sur cette question. Parviendront-ils à s'entendre sur un point commun d'ici à quelques semaines, comme le demande le président de la République ? 

Tout en réclamant à nouveau l'abandon de cette loi électorale qui a mis le feu aux poudres, le FLNKS a dit prendre "acte du processus de désescalade proposé par le président de la République et des engagements demandés à chacune des parties de façon à pouvoir sortir de cette crise par le haut".  


La rédaction de TF1info | Reportage : Léa Merlier, Sehla Bougriou, Fabrice Maillard

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