Élection présidentielle 2022

Partie de campagne, épisode 13 : la gauche au plus mal, le mea culpa d'Emmanuel Macron...

Publié le 19 décembre 2021 à 20h22, mis à jour le 19 décembre 2021 à 23h49
JT Perso

Source : JT 20h WE

Certains se caracolent en tête et d'autres qui se partagent les miettes. C'est souvent l'impitoyable destin des candidats à la présidentielle même s'il y a parfois des revirements de situation. Rien n'est donc gagné d'avance.

À l'entendre, elle voulait passer inaperçue. Mais pour son premier déplacement, Christiane Taubira espérait quand même frapper un grand coup. L'ancien garde des Sceaux se rêve en sauveuse de la gauche. La candidate qui fera l'union autour d'elle. Pour l'instant, elle n'a aucun programme ni proposition concrète. "Nous verrons en temps utile, comment cette union peut se faire", dit-elle. Primaire ou non, Christiane Taubira se laisse jusqu'à la mi-janvier pour prendre une décision. En attendant, la gauche s'enfonce un peu plus dans la confusion. Anne Hidalgo maintient sa proposition de primaire. Seul Arnaud Montebourg laisse la porte ouverte à Christiane Taubira : "réunissons-nous et construisons ensemble". À moins de quatre mois du premier tour, le rassemblement est toujours dans une impasse.

Il l'a admis cette semaine. Emmanuel Macron se projette au-delà du mois d'avril. Pas encore de déclaration officielle de candidature, mais un mea culpa très solennel qu'il a pu blesser parfois, mais c'était bien malgré lui. "J'ai appris aux côtés des Français sans doute à mieux les aimer", dit-il. Une déclaration d'amour juste avant Noël. Le président sait qu'on débat et on échange en famille pendant les fêtes.

Marine Le Pen était à Mayotte cette semaine. La candidate du Rassemblement national s'est montrée plus ouverte que jamais aux coutumes locales. Un quart de la population mahoraise est en situation irrégulière. Le dialogue des cultures oui, mais chacun chez soi : "les clandestins devront rentrer chez eux". Plus fréquentable qu'Eric Zemmour, elle se retrouve souvent sur la même ligne, presque au mot près sur le nouveau pass vaccinal.

Pour Éric Zemmour, les coutumes locales étaient plus traditionnelles en Alsace sur un marché de Noël. Cette fois, tout avait été bien préparé pour éviter un comité d'accueil : la presse prévenue à la dernière minute et des militants pour donner de la voix. Rien à voir avec son déplacement raté à Marseille, une petite revanche personnelle.

La trêve des confiseurs devrait maintenant commencer avec les fêtes. Mais la campagne reprendra-t-elle normalement en janvier avec ces meetings, ces bains de foule et ces marchés ? L'invitée surprise s'appelle Omicron et pourrait bien tout chambouler.

TF1 | Reportage L. Zajdela, A. Silberman, Service politique


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