Dans la course à l'Élysée, il a semblé cette semaine que l'objectif des prétendants était de réussir à exister. Petites phrases polémiques, formules chocs, il y a eu surenchère dans les mots et les postures.

Emmanuel Macron a fait une rentrée fracassante. Il a suffi d'une petite phrase pour liguer toute l'opposition contre lui : "les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder", a-t-il déclaré. "Ceci est indigne de la fonction présidentielle", réagit Marine Le Pen. "Ça nous rappelle dans quel mépris il tient tout le monde", s'exprime Jean-Luc Mélenchon.

S'il voulait faire parler de lui, le président a réussi son pari. Le 5 janvier, le chef de l'État a généré près de 800 000 tweets, alors les autres ont à peine atteint les 100 000 tweets. Mais cette fois, il n'y aura pas de mea-culpa. C'est le branle-bas de combat pour la garde rapprochée du président pour déminer la polémique.

La stratégie est d'assumer, et même auprès de principaux concernés. "Le président dit ce qu'on fait, il assume comme il l'a dit. On agit, on explique et on assume", déclare Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement français. À l'agenda vendredi, un débat avec des non-vaccinés. Un échange plutôt courtois, mais chacun est resté sur ses positions.

Pendant que l'exécutif fait campagne avec la crise sanitaire, les autres candidats cherchent à tout prix à imposer d'autres thématiques. Les républicains sont divisés sur le pass vaccinal. Alors, Valérie Pécresse sort l'artillerie lourde sur la sécurité : 20 000 places de prison supplémentaires, l'armée dans les quartiers.

TF1 | Reportage L. Zajdela, A. Gaudin


La rédaction de TF1info

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