À une quarantaine de jours des élections législatives, l'heure est aux alliances, à droite comme à gauche.
Mais le président, Emmanuel Macron, ne semble pas pressé de nommer un nouveau gouvernement.
Y a-t-il tout de même des indices sur l'identité du prochain Premier minitre ?

Il avait mis du temps à entrer en campagne. Emmanuel Macron a désormais du mal à en sortir. Encore des heures de bain de foule cette semaine. Le président veut prendre le temps de savourer. Pas d'urgence à nommer le futur Premier ministre, il faudra se contenter du profil recherché. "Je nommerai quelqu'un qui est attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive", a déclaré le chef de l’État.

En attendant, le gouvernement joue les prolongations. Mercredi 27 avril, ils pensaient tous assister à leur dernier conseil, celui des photos souvenirs, jusqu'à cette petite phrase du porte-parole, Gabriel Attal : "Et on se retrouve la semaine prochaine". Aucun calendrier pour l'instant, mystère sur la date de l'investiture et sur le nouveau gouvernement. Une seule certitude : le 13 mai, le mandat actuel prend fin.

LR tente d'éviter l'implosion

Pendant que le président prend son temps, les ministres sont dans l'attente, priés de gérer les affaires courantes. Olivia Grégoire est secrétaire d’État à Bercy. Pour elle, comme pour tous ses collègues, il y a toujours des décrets à signer et des dossiers en cours à suivre. Poursuivre le travail tout en préparant ses cartons. Ses affaires la suivront à son domicile ou à son prochain ministère. Son avenir au gouvernement est suspendu à un coup de fil de l'Élysée.

À droite, certains espèrent aussi que le téléphone sonne. Le patron des députés LR, Damien Abad, se verrait bien ministre. Il lance sa campagne pour les législatives, mais toujours aucun logo de son parti sur son affiche. En attendant, le conseil stratégique a adopté une position pour éviter l'implosion.

Le Rassemblement national n'a jamais eu autant d'électeurs. Marine Le Pen est en vacances, Jordan Bardella se charge donc de le rappeler. "13 millions de Français qui sont portés sur Marine Le Pen. Treize millions de voix est un socle solide pour envisager l'avenir", a-t-il annoncé. Un avenir sans Eric Zemmour de préférence. Le RN aura donc un candidat dans chacune des 577 circonscriptions. En face, les poids lourds de Reconquête! hésitent. Eric Zemmour et Marion Maréchal pourraient finalement ne pas se présenter.


La rédaction de TF1info | Reportage L. Zajdela, E. Dubosq, Notre service politique

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