Gabriel Attal a fustigé, dimanche sur Europe 1, la poursuite des blocages après l'accord intervenu entre la direction de TotalEnergies et les syndicats majoritaires vendredi.
Le ministre des Comptes publics a également dénoncé "une volonté de bloquer le pays" au sein de La France insoumise.

Alors que le pays peine à rouvrir ses stations-service, dont près de 27% sont encore privées d'au moins un carburant, Gabriel Attal a dénoncé dimanche matin la poursuite des blocages, soutenue notamment par le syndicat CGT. "Évidemment, il y a un droit de grève, mais à un moment, le pays doit aussi pouvoir fonctionner", a estimé le ministre des Comptes publics au Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Échos

Pour ce dernier, "la poursuite des blocages" est "inacceptable alors même que des accords majoritaires ont été trouvés pour revaloriser les salaires", faisant référence à l'accord trouvé entre la direction de TotalEnergies et plusieurs syndicats dans la nuit de jeudi à vendredi, non soutenu par la CGT. 

"Évidemment qu'il y a un droit de grève, mais à un moment le pays doit aussi pouvoir fonctionner. Ce qui est certain, c'est que vous avez quelques syndicalistes qui parfois donnent l'impression de s'assoir sur les intérêts de millions de Français", a déclaré le ministre.

Une volonté politique de "bloquer le pays"

Gabriel Attal a également ciblé La France insoumise, qui organise dimanche une "marche contre la vie chère" et qui soutient activement le mouvement dans les raffineries. "Il y a une volonté véritable de bloquer le pays chez certains mouvements politiques", a-t-il déclaré, citant les Insoumis. 

"Ils ont dit qu'ils soutenaient les blocages, que ça dérangeait les bourgeois. Ce ne sont pas les bourgeois, ce sont des aides soignantes, des infirmières", a-t-il ajouté. Une référence à un tweet publié par le député Nupes de l'Essonne Antoine Léaument, le 13 octobre. Ce dernier avait écrit : "Grève générale = panique bourgeoise totale", suscitant de nombreuses réactions, même s'il ne faisait pas directement allusion à la pénurie de carburants. 

"Il y a une politisation de ces mouvements qui n'est pas au niveau", a encore indiqué Gabriel Attal. "Après, ce sont les Français qui jugent." Le ministre a malgré tout répété que le gouvernement tablait sur "un début d'amélioration" dans les stations-essence au cours de la semaine à venir. 


Vincent MICHELON

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