Polémique Oudéa-Castéra : la ministre de l'Éducation nationale "s'est posé la question" d'une démission

par T.A.
Publié le 17 janvier 2024 à 11h02, mis à jour le 18 janvier 2024 à 17h47
Polémique Oudéa-Castéra : la ministre de l'Éducation nationale "s'est posé la question" d'une démission

La ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, est sous le feu des critiques depuis une semaine après avoir assumé que ses enfants étaient scolarisés au strict lycée privé catholique Stanislas, à Paris.
Ce mercredi matin, la responsable admet "s'être posé la question" d'une démission après ses propos polémiques.
Elle a finalement décidé de rester en poste, conservant "la confiance du chef de l'État et du Premier ministre".

C'est une décision qu'elle a envisagée. La ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, a pensé à démissionner après la polémique entourant sa déclaration, vendredi dernier, en marge d'un déplacement dans un collège des Yvelines. 

Elle avait alors justifié la scolarisation de ses trois fils dans un établissement privé catholique à Paris, le lycée Stanislas, par "un paquet d'heures non remplacées" dans l'école publique de secteur. 

Elle assure conserver "la confiance du chef de l'État et du Premier ministre"

"Je pense que c'est normal [d'avoir songé à démissionner]", a ainsi avancé Amélie Oudéa-Castéra, invitée sur France 2 ce mercredi matin. "Moi, j'ai vraiment à cœur que l'école réussisse. La question intérieure, c'est de se dire : est-ce que les conditions, les circonstances le permettent ?". Mais finalement, "l'envie de conduire cette feuille de route" pour l'Éducation nationale l'a poussée à rester en poste, d'autant plus qu'elle promet de toujours conserver "la confiance du chef de l'État et du Premier ministre". 

"Je me suis appuyée sur le souvenir d’une expérience de maman d’il y a quinze ans", poursuit l'ancienne dirigeante de la Fédération française de tennis (FFT). "Les statistiques du rectorat et la parole d’une enseignante me donnent tort. Dont acte. Je plaide totalement la bonne foi." Amélie Oudéa-Castéra a aussi rappelé qu'un rapport avait été demandé en février 2023 sur les "dérives" homophobes et sexistes de l'établissement. Bouclée en août dernier, cette enquête sera suivie d'un "plan d'action" qui sera appliqué "avec toute la rigueur nécessaire", assure la ministre.

Mardi, Amélie Oudéa-Castéra avait visité l'école Littré, qu'elle avait incriminé publiquement, pour présenter des "excuses" au personnel enseignant. La responsable avait été huée à son arrivée devant l'établissement. 


T.A.

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