RÉACTION - Quelques minutes après sa quatrième place au premier tour du Congrès des Républicains, synonyme d'élimination, Xavier Bertrand a appelé à voter pour Valérie Pécresse et assuré que cette défaite sonnait "bien sûr" la fin de ses ambitions nationales.

Une défaite au goût amer. Opposé à la primaire, plaidant pour le "rassemblement" plutôt que l'"affrontement" lors du Congrès LR, Xavier Bertrand a finalement été écarté par les adhérents des Républicains dans la course à l'Élysée. Ce jeudi, le président des Hauts-de-France, candidat déclaré à la présidentielle bien avant les élections régionales, a terminé en quatrième et avant-dernière position du vote organisé par le parti de droite. Selon le président des Républicains, Christian Jacob, Xavier Bertrand a recueilli 22,36% des suffrages, derrière Éric Ciotti et Valérie Pécresse, qualifiés pour le second tour, ainsi que Michel Barnier.

Quelques minutes après l'annonce du résultat, l'ancien ministre de la Santé est apparu devant les caméras. "Je remercie les adhérents qui ont voté pour moi", a-t-il tout d'abord déclaré, avant de confirmer son soutien annoncé peu avant sur Twitter à Valérie Pécresse. "Je souhaite que le rassemblement se fasse derrière elle. Je pense que c'est son projet et sa personnalité qui peuvent nous permettre d'emporter l'élection présidentielle."

Xavier Bertrand a également assuré qu'il soutiendrait le vainqueur du second tour, "quel qu'il soit". "Ce qui est plus important que ma candidature, c'est l'envie et la volonté de faire réussir notre famille politique", a-t-il poursuivi. "Je suis persuadé que ce sont les solutions de la droite et du centre qui peuvent l'emporter, qui permettront d'éviter la montée des extrêmes et de tourner la page de ce quinquennat Macron. [...] Quel que soit le vainqueur, je m'engagerai à faire campagne, mais je souhaite que ce soit Valérie Pécresse qui l'emporte. Pour l'emporter, cela passe par la victoire de Valérie Pécresse."

Quel avenir politique ?

Pour incarner le rassemblement derrière le candidat que désigneront les adhérents LR dès ce vendredi, Xavier Bertrand "sera disponible pour montrer que tous les candidats à ce premier tour se rejoignent et se retrouvent derrière celui ou celle qui l'emportera et défendra nos couleurs et nos valeurs à cette élection présidentielle". "C'est l'engagement que j'avais pris depuis le début et que je tiens", a-t-il assuré.

Mais pour lui, cette défaite signe surtout la fin de ses ardeurs présidentielles. "Oui, bien sûr", c'est la fin de ses ambitions nationales, a affirmé celui qui se tourne désormais vers les Hauts-de-France. "J'ai une belle et grande région, de six millions d'habitants, que je dois diriger", a-t-il rappelé. "Demain matin, je serai dans ma région, je défendrai les intérêts et les dossiers de la région, mais je m'engagerai dans cette présidentielle de façon à pouvoir faire gagner nos valeurs."

Devancé par trois de ses quatre concurrents, Xavier Bertrand "n'est pas sûr" que son choix de quitter le parti LR en 2017, avant d'y revenir ces dernières semaines, ait pesé dans le vote des adhérents. Mais le regrette-t-il ? "Ah non, c'est un choix de conviction", a-t-il assuré. "Faire barrage aux extrêmes a toujours été ma ligne de conduite et je ne renoncerai jamais à cela."

Le président des Hauts-de-France ne regrette pas non plus d'avoir participé à ce Congrès, qu'il comparait pourtant à une "primaire déguisée" en septembre dernier. "Il n'était pas possible de réussir avec deux candidats des Républicains. Ce Congrès était le choix de l'unité, un choix incontournable. Je ne regrette vraiment pas d'avoir présenté ma candidature à ce Congrès, ce sont les adhérents qui ont tranché. C'est la démocratie."


I.N.

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