Jean-Marie Le Pen apporte officiellement son soutien à sa fille.
Le fondateur du Front national comptait jouer les arbitres entre Marine Le Pen et Marion Maréchal.
Il prend position en plein guerre ouverte avec le camp d'Éric Zemmour.

Il sort de sa réserve et apporte son soutien à sa fille. "Bien sûr, je soutiens ma fille, qui est la candidate du Rassemblement national, c'est assez naturel", explique Jean-Marie Le Pen, ce dimanche 30 janvier, sur LCI. Le fondateur du Front national se prononce donc publiquement à la suite des défections qui perturbent la campagne de sa fille depuis plus d'une semaine. Et il relativise : "La trahison est une habitude en politique. Il ne faut pas s'étonner que certains pensent que leur intérêt se situe à côté de celui qu'ils assumaient jusque-là", poursuit-il. 

Après le départ de Gilbert Collard et Jérôme Rivière, c'est une très proche de Marine Le Pen qui avait laissé entendre qu'elle pourrait se rallier à Éric Zemmour. En effet, le 27 janvier dernier, la nièce de la candidate, Marion Maréchal, avait assuré, dans une interview au Parisien, "réfléchir à soutenir" l'ancien polémiste. 

Des événements "banals" selon le patriarche

Dans la foulée de cette déclaration, Jean-Marie Le Pen avait fait savoir qu'il comptait s'entretenir avec sa fille et sa petite fille.

Si le soutien est franc, Jean-Marie Le Pen assure avoir de "la sympathie pour Éric [Zemmour, ndr]". Néanmoins, il prévient : "Il faut se méfier de ce qu'on dit, de ce qu'on fait en période électorale, surtout quand c'est à l'intérieur de son propre camp".


La rédaction de TF1info

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