VIDÉO - "Mon principal concurrent, c’est le non-parrainage" : la recherche des 500 signatures, une épreuve pour les petits candidats

Léa Tintillier | Reportage N. Ly, J. Y. Mey
Publié le 29 janvier 2022 à 17h30, mis à jour le 23 février 2022 à 11h05

Source : JT 13h WE

À trois mois de la présidentielle, la chasse aux parrainages bat son plein.
Les intéressés doivent obtenir 500 signatures avant le 4 mars.
Une galère pour les petits candidats.

Pas si facile de devenir candidat. Trois appels en dix minutes… "Deux fois sur trois, c’est le répondeur donc c’est vite fait", déplore le philosophe et candidat Gaspard Koenig, fondateur du mouvement "Simple". En trois semaines de campagne, la récolte est maigre : une centaine de promesses seulement contre les 500 signatures nécessaires pour devenir officiellement candidat. "Il y a des gens qui promettent et qui, finalement, ne vont peut-être pas envoyer ou mal envoyer ou envoyer trop tard. Et c’est normal que quand on se lance et qu’on lance un nouveau parti, ce soit doublement ou triplement plus difficile que pour les autres parce qu’on est un nouvel entrant et qu’il faut qu’on fasse nos preuves", souligne-t-il. 

Comme Gaspard Koenig, Florian Philippot (Les Patriotes) cherche, lui aussi, à récolter les signatures avant la date limite du 4 mars. "Moi, mon principal concurrent, ce n’est pas un autre candidat, c’est le non-parrainage. Pourquoi ? Parce que le parrainage n’est plus confidentiel, il est public depuis 2017 et que ça, les maires n’aiment pas. C’est vrai que ça renforce la confusion entre un vote et un parrainage. Or, un parrainage, ça n’est pas un vote", explique-t-il dans le reportage du 13 h de TF1 en tête de cet article. 

Les grands partis font pression sur les maires de leur sensibilité pour qu’ils ne donnent de parrainage à personne
Jean Lassalle, candidat à l’élection présidentielle fondateur du mouvement Résistons !

Cette chasse aux soutiens s’apparente à une course de fond, démarrée il y a plus de deux ans pour François Asselineau (Union Populaire Républicaine). "Nous, nous sommes obligés comme les autres candidats d’aller quémander des promesses de parrainage auprès des détenteurs du pouvoir de parrainage. J’ai bon espoir d’y parvenir", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. 

Jean-Lassalle, fondateur du mouvement Résistons !, bénéficie d’une certaine notoriété dans le Sud-Ouest où il est élu. Mais la règle impose d’aller chercher des signatures dans plus de 30 départements. L’ancien candidat de 2017 veut s’assurer une marge de sécurité. "Je ne suis pas loin des 500 à vrai dire. Mais il en faut 150 de plus pour être sûr d’aller au bout pour une raison très simple : c’est que lorsque les grands partis ont enfin leur candidat, ils font pression sur les maires de leur sensibilité pour qu’ils ne donnent de parrainage à personne", explique-t-il.


Léa Tintillier | Reportage N. Ly, J. Y. Mey

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